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Vidéo - Avec son ukulélé, elle dénonce les conditions de vie des femmes aujourd'hui

Le 11/10/2018 à 09:16

ÉTATS-UNIS - Cette vidéo intitulée "Epoque terrifiante" d'une jeune Américaine est devenue virale sur Twitter. Accompagnée de son ukulélé, Lynzi Lab Stewart chante les restrictions et situations menaçante auxquelles sont confrontées les femmes américaines au quotidien.

Accompagnée de son ukulélé, Lynzi Lab Stewart énumère dans sa vidéo toutes les situations auxquelles les femmes sont confrontées aux États-Unis (mais aussi dans le monde) : "Je ne peux pas marcher jusqu’à ma voiture tard le soir en téléphonant, je ne peux pas aller au bar sans être accompagnée, je ne peux pas porter la seule minijupe que je possède, je ne peux pas prendre les transports en commun après 19 heures, je ne peux pas quitter mon verre des yeux, je ne peux pas faire du jogging en ville avec des écouteurs sur les oreilles, mais c’est une époque effrayante pour les garçons, ouais, c’est sûr, on ne peut pas parler à une femme ni la regarder dans les yeux, c ’est vraiment perturbant : est-ce un viol ou juste de la sympathie ? Tellement chiant de devoir réfléchir avant d’agir"

Intitulée "A Scary Time ("Une époque terrifiante" en français), la chanson de la jeune artiste américaine démontre à quel point les Américaines ont l'impression qu'elles ne sont pas prises au sérieux. Publiée sur Twitter lundi 8 octobre, elle a déjà été vue près de 10 millions de fois et a été partagée par de nombreuses stars sur les réseaux sociaux comme l'animatrice de télévision Ellen DeGeneres ou encore l'acteur Mark Ruffalo.

Avec sa chanson, Lynzi Lab répond par l’ironie à la déclaration qu'avait fait Donald Trump, le 2 octobre  : "C’est une époque vraiment terrifiante pour les jeunes hommes aux États-Unis, quand on vous dit coupable de quelque chose dont vous n’êtes peut-être pas coupable", en affirmant son soutien au juge Brett Kavanaugh, accusé d’agression sexuelle, et qui a malgré tout été élu à la Cour suprême.

Ce mercredi, la jeune femme a expliqué sur son compte Twitter que sa chanson n'était ni féministe ni un hymne "anti-hommes" et déclaré "Je ne suis pas là pour délégitimer les combats des hommes. J’espère juste qu’on pourra enfin commencer à légitimer ceux des femmes".
 
Rédaction web


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