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Trafic d’ice : huit ans de prison ferme pour Kikilove

Le 13/06/2018 à 17:50

JUSTICE - Le procès est arrivé à son terme devant le tribunal correctionnel. Les principaux protagonistes écopent d’une peine en deçà des réquisitions du procureur de la République.

Huit ans de prison ferme et une amende solidaire de 2,3 milliards de francs : telles sont les peines dont écopent Kikilove et Rautahi Voirin.

Mardi, le procureur de la République avait requis à leur encontre 10 ans de prison ferme, le maximum prévu par le code pénal. Pour les 19 autres prévenus dans ce dossier record portant sur 21 kilos d’ice, le représentant du ministère public a réclamé des condamnations comprises entre 18 mois et 8 ans de prison ferme.

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Finalement, le numéro 3 du trafic, Teheimanu Afai, a été condamné à sept ans de prison ferme. Les autres peines s'échelonnent d'un an à cinq ans de prison ferme. L'un des prévenus a été relaxé partiellement. Il devra verser une amende de 300 000 francs. Le tribunal correctionnel n'a pu établir son implication dans le trafic.

Sur les 21 prévenus, sept sont maintenus en détention et 10 font l'objet d'un mandat de dépôt. Toutes les saisies ont été confisquées. 
 

« MON FILS S’EN VEUT ENORMEMENT »
Dans la grande salle d’audience, les familles sont restées de marbre. Pour elles, le choc est rude. Une maman explique :

« Il a fait confiance  et il s’est laissé emporter dans un truc par l’affectif et non pas par l’appât du gain. Mon fils s’en veut énormément. Nuutania n’est vraiment pas un endroit que je souhaiterais à mon pire ennemi. Je pense que toute drogue est un fléau. Comme il l’a dit, s’il n’y avait pas les financiers, comment les petits pourraient partir et ramener ça ? »

DES PIEDS NICKELES
Jugeant les réquisitions disproportionnées, les avocats de la défense ont réclamé des peines adaptées à la personnalité des prévenus. Ceux de Kikilove et Rautahi Voirin ont tenté de démontrer que leurs clients n’étaient pas des malfrats chevronnés mais des « pieds nickelés » embarqués dans un trafic trop grand pour eux.

Invités à prendre la parole en dernier, les prévenus ont fait profil bas. « Je regrette d’avoir vendu de la merde à des innocents », a fini par lâcher l’un d’eux.


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