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Condamnée pour avoir ébouillanté le chien de sa belle-sœur

Le 23/05/2019 à 17:12

JUSTICE – Une femme de 33 ans a été condamnée ce jeudi par le tribunal correctionnel, à 105 heures de travail d’intérêt général (TIG) pour sévices sur animal. En septembre 2017, à Pirae, elle avait jeté une casserole d’eau bouillante sur le chien de sa belle-sœur, lui brûlant une bonne partie du corps.

La trentenaire s’en était pris à l’animal car elle n’avait pas supporté qu’il vienne manger dans la gamelle de ses chats. « Ce n’est pas mon chien. Ce n’est pas à moi de m’en occuper. Je me suis énervée », a-t-elle dit à la barre en guise de défense, sans vraiment mesurer la gravité de ses actes, ce qui a agacé le président du tribunal. « C’est quoi la peine maximale madame le procureur ? », a interrogé le magistrat. « Deux ans », lui a répondu sa collègue pour bien faire comprendre à la mise en cause qu’elle risquait gros. « Elle s’est comportée de manière inhumaine. Et on voit que madame n’a pas du tout conscience de la gravité de ce qu’elle a commis », a enchaîné la représentante du parquet.

La trentenaire, dont le casier judiciaire était vierge jusqu’à aujourd’hui, a finalement été condamnée à 105 heures de TIG. La justice lui a également interdit de détenir un animal pour les 5 ans à venir. Quant à sa victime à quatre pattes, elle a survécu malgré des brûlures sur une bonne partie du corps.

Quelques défenseurs des animaux, alertés à la dernière minute, avaient fait le déplacement au palais de justice. Mais des associations déplorent ne pas être informées de la tenue de tels procès. « Malheureusement, il n’y a pas de contact entre le parquet et les associations. Il serait judicieux que les associations, qui peuvent être parties civiles, soient informées », a réagi Carole Couturier, la présidente de l’Alliance pour le Respect et la Protection des Animaux de Polynésie, une association créée il y a trois ans. Et celle-ci d’ajouter : « on ne peut pas impunément maltraiter un animal (…) C’est un être vivant et comme tout être vivant, il a droit au respect et à être bien traité ».

J-B. C.


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