mardi 22 septembre 2020
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Thomas Bambridge

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Thomas Bambridge est né le 24 février 1922 à Afaahiti. Il s’engage en janvier 1941 dans les rangs de la France libre.

Il n’est pas un guerrier né. Mélomane, musicien il cherche plus à s’éloigner d’une passion tumultueuse avec la belle Reiri Chevallier actrice phare du film Tabu. En Australie, il est souvent au piano du Polynesian Club, particulièrement apprécié de la gente féminine.

A Bir Hakeim, il est l’adjoint de Philippe Bernardino, chef du 1er groupe. Les bombardements par les stukas appuyés par l’artillerie du 9 juin 1942 blessent Thomas Bambridge aux yeux en début d’après-midi.
John Martin : Thomas Bambridge a été blessé la veille de la sortie de vive force. Il avait un pansement aux yeux. Il ne voyait pas. Il a été évacué dans une ambulance qui a sauté et s’est rapidement consumée. On n’a pas retrouvé son corps.
François Broche : Lorsque Thomas Bambridge fut blessé, avec un autre homme de son groupe, on les évacua sur le groupe sanitaire en Bren Carrier (…), le pasteur qui avait assisté son frère dit que Thomas avait été blessé au visage mais pas très grièvement. Il avait gardé toute sa connaissance, il disait qu’il avait mal et réclamait à boire. Son chef de groupe ayant été tué, Jeannot dut le remplacer et ne put aller voir Thomas au groupe sanitaire. Il y avait beaucoup d’ambulances. Il en faisait le tour, puis ouvrit la porte arrière en appelant son frère. Des gémissements lui répondaient et les plus valides l’envoyaient au diable. On avait également déposé des brancards dans les bennes des camions Belford qui étaient destinées à emporter les 75 encore intacts. Si son frère lui avait répondu, et s’il avait pu marcher, il l’aurait pris avec lui, ils ne se seraient pas quittés pendant la sortie. S’il avait été trop gravement touché, il serait resté sur le camion. Jeannot était très inquiet, car les allemands n’épargnaient guère les ambulances. Mais il ne put le trouver. Son frère, Jean-Roy Bambridge témoigne : Après la sortie de vive force, j’ai cherché Thomas dans les hôpitaux. En Italie, j’avais sur moi une photo de lui pour la montrer aux personnels de santé (…). En vain

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