vendredi 4 décembre 2020
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Tamari’i Volontaires 80 ans du ralliement EFO

Pierre Galenon

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Pierre Galenon est né le 19 août 1918 à Tiarei.

Le 5 janvier 1945, l’infanterie allemande soutenue par de l’artillerie et des chars franchissent le Rhin, à hauteur de Bichwiller et occupent les villages d’Offendorf et de Gambsheim situés à environ quinze kilomètres de Strasbourg. Les divisions allemandes d’élite progressent rapidement vers le BIMP. Les régiments de la 198e division écrasent les avant-postes de Neunkirch et de Witternheim avant de se heurter aux points d’appui de Rossfeld et d’Herbsheim. Le BIMP est soumis à un violent tir de barrage. Rossfeld tient mais les Allemands encerclent Herbsheim. Les maisons effondrées du village sont le théâtre de combats féroces. Le BIMP repousse l’ennemi et se rétablit sur ses bases. Le Bataillon est cependant rapidement isolé et encerclé. Une colonne motorisée réussit à franchir le périmètre d’encerclement pour lui apporter des vivres et des munitions et s’échappe avec les blessés. Pendant trois jours, le BIMP va résister aux attaques d’un ennemi très supérieur en nombre et en armes avant d’être relevé par le 1er bataillon de la 13e demi-brigade de Légion. Pierre Galenon est chef de poste radio dans la division d’infanterie motorisée. Son unité a été détachée au 1er bataillon de Légion avec pour mission d’installer et de maintenir la communication entre les unités. Sous les tirs de mortiers et d’artillerie, les chutes de neige et les sabotages, le Tahitien se distingue. L’encerclement ne peut être cependant rompu. L’Etat-major donne l’ordre d’évacuer Rossfeld et Herbsheim. Sans appui d’artillerie, le bataillon de légion devra sortir de vive force. Les légionnaires d’Herbsheim traversent l’Ill sous les tirs ennemis dans une eau glacée jusqu’à la ceinture.

Pierre Galenon est grièvement blessé lors de la sortie de vive force du village d’Herbsheim. Un obus lui tranche l’artère humérale du bras gauche. Il est évacué sur un brancard à travers les lignes allemandes, dans des conditions de souffrance particulièrement difficiles pour être finalement amputé de son bras gauche.

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