FAITS DIVERS

Vidéos - Air Moorea : les prévenus veulent le dépaysement du second procès


Mardi 22 Janvier 2019 à 15:38

JUSTICE - Plusieurs peines de prison ferme ont été prononcées ce mardi dans le procès Air Moorea. Les prévenus ont immédiatement fait appel et entendent demander le dépaysement du second procès.


Crédit Tahiti Nui Télévision
Crédit Tahiti Nui Télévision
Ce mardi matin, le tribunal correctionnel a reconnu la culpabilité de la compagnie domestique et de plusieurs de ses cadres dans l’accident du 9 août 2007. Des peines de prison ferme ont été prononcées ainsi que des interdictions définitives d’exercer. Les condamnations ont été accueillies sobrement par les proches des victimes. "Il n'y a pas de satisfaction. Il y a juste le fait que ce soit reconnu. On ne va pas se féliciter que des gens soient condamnés, d'un point de vue humain. Maintenant, ce qu'ils ont fait était inadmissible. Ça a été reconnu. Ce sont des fautes graves et injustifiables. C'est bien. Après est-ce qu'il y a une satisfaction, je ne suis pas sûr", a réagi Nikolaz Fourreau président de l’association 9-8-7. 

>>> Lire aussi : Crash d'Air Moorea : plusieurs peines de prison ferme

Reste que le tribunal a écarté tout manquement ou malaise du pilote comme cause de l’accident. Il a considéré que le crash était uniquement dû à la rupture du câble à cabrer du twin otter. La résultante d’une "multiplicité de fautes" et d’une "politique de rentabilité au détriment de la sécurité", pour reprendre les mots des magistrats. "Il a été mis en exergue des disfonctionnemments majeurs et graves de la compagnie aérienne et de ses dirigeants. Tout cela est extrêmement important."
 

En vidéo, l'interview de Nikolaz Fourreau

Sans surprise,  les avocats d’Air Moorea et de ses cadres ont immédiatement fait appel. Car eux estiment que les différentes expertises présentées au procès ne permettent pas de conclure avec certitude à la rupture du câble comme cause de l’accident. Mais ils entendent en plus demander le dépaysement du dossier. Ils considèrent que l’émotion suscité par le crash pèse encore aujour’dhui sur la sérénité des débats. "J'estime qu'il y a des situations où la proximité des prévenus, des parts des victimes, et des magistrats, n'est pas saine. Obligatoirement il y a des passions qui se manifestent au travers ne serait ce que de la présence des croix au palais tout à l'heure. Et cette passion porte atteinte à la sérénité des débats", estime Me Quinquis avocat d'Air Moorea et de l'ancien directeur général Freddy Chanseau. 

 

En vidéo, l'interview de Me Quinquis

Un procès en appel était envisagé au mois de juin au palais de justice de Papeete. Mais les autorités judiciaires locales attendront désormais que la cour de cassation se prononce sur la demande de dépaysement. Le parquet général envisage lui aussi de faire appel : à l’encontre Guy Yeung, l’ex-directeur du service d’État de l’aviation civile et seul prévenu à avoir obtenu la relaxe. 
 
Rédaction web avec J-B.Calvas 






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