SOCIÉTÉ

Vidéo - île flottante : "il n'y a absolument aucun accord aujourd'hui", rassure Marc Collins


Vendredi 2 Février 2018 à 10:35 | Lu 1444 fois

INVITE DU JOURNAL - Le projet d'île flottante fait beaucoup parler. Alors qu'il est encore très loin d'être concrétisé, il provoque la colère des Polynésiens. Mais Marc Collins assure que ses associés et lui veulent aller doucement, faire les choses dans l'ordre, et que rien n'a été signé pour l'instant.


La population est en colère. Beaucoup ont peur de voir émerger une île artificielle dans leur lagon. Atimaono est un des lieux qui pourrait convenir à la réalisation du projet. La population s'inquiète : "je suis contre, je ne trouve aucun point positif pour la population locale", lance un habitant. 

Oscar Temaru et Moetai Brotherson se sont rendus à Rotterdam aux Pays-Bas il y a quelques mois pour visiter la société d'ingénierie qui serait maître d'oeuvre de ces plateformes flottantes. "Ils se placent dans un contexte totalement différent. Rotterdam comme Tokyo comme d'autres mégapoles qui existent dans le monde, sont des grandes villes où le coût de construction à terre est devenu tellement élevé que ça a du sens", note le député indépendantiste. "Ça veut dire qu'on est sûrs qu'on n'arrivera pas à empêcher la montée des eaux. Ça veut dire que la COP 21, la COP 23, le One planet Summit... ça veut dire qu'on n'y croit pas et que c'est de la foutaise et que de toute façon toutes les îles vont couler parce que l'eau va monter. Ça, c'est déjà une hérésie en soit. À quoi ça sert de construire une barge dans le lagon dont la technologie ne sera pas adaptée quand il s'agira de choses sérieuses et d'aller au  large ?"

De son côté, le gouvernement, au travers de son porte-parole Jean-Christophe Bouissou, assure que pour l'instant, seul un accord d'étude a été signé.
La population elle, veut des réponses. Un collectif est sur le point d'être créé pour s'opposer au projet.

Valentina Cross, conseillère municipale à Teva i Uta, a invité Marc Collins à s'adresser à la population. Mais pour l'homme d'affaires, un des cinq associés de Blue Frontiers,  l'ancienne maire veut politiser le projet. "On ne veut pas rentrer dans ce jeu-là. On ne va pas se déplacer pour aller dans une réunion politique". 

Les personnes à l'origine du projet d'île flottante souhaitent aller "doucement". "Aujourd'hui, il n'y a rien qui est fait", souligne Marc Collins invité du journal de Tahiti Nui Télévision. Le projet a été présenté au gouvernement. Des sites ont été identifiés, mais rien n'est décidé. "On a fait une étude de sites. Le choix se porte plutôt sur l'île de Tahiti c'est vrai pour plusieurs raisons. Un : l'accès internet est moins cher que si on allait dans les îles. On a des maires qui nous ont invités dans certaines îles aux Tuamotu. Le problème étant qu'il n'y a pas internet. Il y a des sites qui ont été choisis d'un point de vue scientifique, de la profondeur du lagon. C'est assez difficile de trouver des lagons avec 25 mètres de fond. Le choix a été fait d'avoir des lagons très profonds pour ne pas avoir d'impact sur la faune et la flore."

Marc Collins comprend l'inquiétude des habitants. Il admet que "la communication au niveau des communes n'a pas été faite pour le moment du simple fait que le pays doit étudier" le projet. "On fait les choses calmement. Il y a une procédure à suivre. Le Pays étudie. le Pays a une volonté peut-être aussi de développer telle zone par rapport à une autre. Nous on a expliqué au Pays quelles étaient les zones où on pourrait s'implanter. Ensuite, c'est au Pays à nous dire", explique l'homme d'affaires qui rappelle que concernant Atimaono, le site a déjà été classé en zone de développement prioritaire. 

Marc Collins assure que la population sera approchée en tant voulu. Des réunions régulières ont lieu avec le gouvernement, mais pour l'instant, seules des études ont été faites. "Ce que je peux dire aujourd'hui pour rassurer que ce soit Tina (Valentina Cross, NDLR), les gens de Mataiea... c'est qu'il n'y a absolument aucun accord aujourd'hui. Ce ne sont que des études. Le Pays nous  a demandé de les financer, d'avancer... On est dans une phase de réflexion des deux côtés." 

Rédaction web 

Notre reportage et l'interview de Marc Collins








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