SOCIÉTÉ

Vidéo - Vincent Rivage : « Sur ce qui se passe à Hao : posez-vous des questions ! »


Lundi 11 Juin 2018 à 12:06 | Lu 2658 fois

ENVIRONNEMENT – Le représentant local de l’organisation Sea Shepherd Tahiti était sur le plateau de TNTV dimanche soir. Il a rappelé l’urgence de se soucier de la santé des eaux qui entourent la Polynésie.


 Comment vont les océans ?

Globalement, en Polynésie, ils vont bien par rapport à ce qu’il se passe à l’étranger. On a de la chance d’être encore dans une zone très préservée par rapport au reste.

On vit plus en harmonie avec la nature ici ?

Le peuple polynésien est quand même plus attaché à son océan donc on respecte. On a toujours les moyens d’améliorer et on voit toujours des choses qui devraient être arrêtées ; Mais globalement, à part deux trois gros points qui inquiètent les ONG comme nous, ça va.

C’est-à-dire ?

Sur les déchets, on est tous coupables. On a tous l’obligation de savoir entretenir nos océans. Ce qui nous inquiète plus ce sont certains projets qui sont trop ambitieux par rapport à la Polynésie et des projets qui ne sont pas bien ficelés où on part un peu dans l’inconnu…

On accuse souvent des ONG comme la vôtre de vouloir freiner le développement économique et touristique, en interdisant le nourrissage. Est-ce que votre vision de préservation des océans est compatible avec le développement économique de notre pays ?

Pour moi, oui. Le tourisme écologique est en pleine expansion. On ne lutte pas contre ces activités juste dans le but de nuire. On sait qu’elles ont des conséquences qu’il faut regarder sur le long-terme. Ce qui peut paraitre anodin aujourd’hui peut avoir des conséquences très néfastes sur l’environnement et du coup, sur le tourisme local. Le shark feeding n’apporte pas plus de touristes que la visite de nos fonds. Ils sont déjà suffisamment riches. Le whale watching c’est toujours plus sympa d’aller au contact, sans réfléchir que si la baleine elle en a marre d’être harcelée, elle en reviendra plus dans nos eaux.

Quand on voit la quantité des poissons qui est pêchée dans les eaux internationales, à côté de la nôtre qui est dérisoire, pourquoi est-ce qu’on se priverait ?

On se veut un modèle de respect de l’environnement, de respect de l’océan. Ne pas rentrer dans le jeu du profit, juste pour le profit. Par exemple aux Marquises, on vient mettre de la pression supplémentaire sur une ressource qui pourrait disparaître. Les Marquises sont une zone de reproduction. On va éteindre la ressource en quelques années.

Pour les gens qui souhaiteraient participer à la sauvegarde des océans, comment peuvent-ils s’y prendre ?

La solution, c’est d’être curieux. Il ne faut pas hésiter à interpeller les autorités. Je vois par exemple sur ce qui se passe à Hao, tout le monde applaudit, on a vu des beaux trucs mais posez-vous des questions ! Demandez à votre gouvernement si cela ne va pas avoir des effets néfastes. Après, on peut aussi rentrer des associations comme Sea Shepherd ou d’autres organismes. Il n’y a jamais assez de bras. Par exemple, le 24 juin, nous organisons un nettoyage de la marina de Arue.

 







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