SOCIÉTÉ

Vidéo - Vélos électriques : une tendance qui inquiète, des règles à respecter


Dimanche 20 Janvier 2019 à 16:11

ROUTES - Souvent moins cher qu’un scooter, le vélo électrique permet d’éviter les embouteillages et de ne pas payer d’essence. Aujourd’hui, on trouve même des modèles qui roulent sans pédaler et peuvent atteindre les 45km/ heures. Une tendance qui inquiète les professionnels de la route...


Fini la bicyclette aujourd’hui, les Polynésiens pédalent sans se fatiguer, grâce au vélo à assistance électrique. Un dispositif qui permet de gravir des côtes comme si on roulait sur du plat. "À la base, c'était plus du loisir, et on se rend compte que les personnes prennent de plus en plus le vélo à assistance électrique et s'en servent pour aller travailler. On n'a pas d'essence à mettre, pas de révision onéreuse à faire donc on peut se déplacer pour aller travailler à moindre coût", explique Mehdi Gabrillargues, gérant de E-Bike Polynesia.

Cette boutique du quartier du commerce s'est spécialisée dans les vélos à assistance électrique. En un an, il s’en est déjà vendu plus d’un millier. "Ce n'est pas un scooter. Si tu ne pédales pas, ça n'avance pas. Il n'y a pas d'accélérateur. Ça reste un vélo à assistance électrique. Tous les moteurs ont la même puissance, la même norme qui est de 25km/h où le moteur se coupe." 

Mais un autre type de vélo a fait son apparition sur le marché : le vélo tout électrique, qui lui, peut rouler sans pédalage. Dans certains magasins, on en trouve à moins de 100 000 Fcfp. "Il monte à 45 km/h pour une autonomie de 25 à 30 kilomètres (...) sans pédaler." 


 

Les vélos électriques peuvent dépasser les 40km/h sans pédalage. Crédit Tahiti Nui Télévision
Les vélos électriques peuvent dépasser les 40km/h sans pédalage. Crédit Tahiti Nui Télévision
Leur présence sur les routes inquiète de plus en plus les usagers. Ce moniteur d’auto-école a recensé de nombreux cas de conduite dangereuse : "Ils nous coupent des fois la route, ils ne regardent pas s'il y a des voitures insérées et puis ils n'ont pas de protection. Par exemple, un scooter roule à 45 km/h : il a un casque, des gants, des chaussures fermées et il y a des vélos qui roulent maintenant à presque 50 km/h et ils n'ont aucun équipement. Ils deviennent dangereux pour eux."  

Pourtant, d’après le code de la route, seuls les véhicules dont le moteur se coupe à 25km/h sont considérés comme des vélos classiques. Un engin qui roule à 45 km/h devrait donc, logiquement, nécessiter une immatriculation, une assurance et le port d’un casque obligatoire. Et pourtant, lorsqu'on demande au vendeur... "C'est plutôt pour les petites gens qui n'ont pas les moyens de se payer une assurance. Ils sont contents d'avoir un vélo. Tu n'as pas l'assurance à payer et tu n'as pas l'essence non plus à payer."

Aujourd’hui on estime qu’environ 400 vélos tout électriques sont en circulation à Tahiti, mais d’après nos informations, aucun vélo n’a été immatriculé en Polynésie et aucun n’a encore été verbalisé pour défaut d’immatriculation. Interrogée, la direction des Transports terrestre a refusé de s’exprimer sur le sujet devant nos caméras.

Reportage Tamara Sentis 
 







Dans la même rubrique :
< >

Dimanche 16 Juin 2019 - 14:32 Assassinat et tentative d'assassinat aux assises

SOCIÉTÉ | Miss France 2019 | FAITS DIVERS | CULTURE | BUZZ | MONDE | SPORT | POLITIQUE | Européennes 2019 | Pharmacies et Médecins de Garde | FenuaHeroes