SOCIÉTÉ

Vidéo - Rentrée scolaire : le quotidien particulier de Hotuhiva


Lundi 14 Janvier 2019 à 15:50

RAIATEA – Hotuhiva est l’une des enfants de Clément et Ivanui. Pour cette petite famille qui vit simplement au fond d’une vallée de l’île Sacrée, la période scolaire est synonyme d’organisation, de réveil avant l’aube et de kilomètres à parcourir. Mais la petite ne s’en plaint pas, "parce qu’on a le calme et la tranquillité", dit-elle.


Quand on vit au fin fond d’une vallée de Raiatea, privé d’eau et d’électricité, forcément, le rythme est différent, surtout en période scolaire.
 
"Ce n’est pas évident, il fait vite nuit ici, explique Clément, le père. C’est pour ça qu’on s’organise dans la famille. On fait le ma’a, la maman s’occupe de faire les devoirs de Hotuhiva pour la rentrée, après au dodo !"
 
Voilà près de 10 ans que la famille vit ainsi. Un quotidien auquel tout le monde s’est habitué. Tout est question d’organisation, selon Ivanui, la maman.
 
"On n’a pas trop le choix, on habite loin dans la vallée, se résigne-t-elle. On n’a pas d’électricité. On a un panneau solaire, mais il sert uniquement à charger une batterie pour qu’on puisse avoir un peu de lumière le soir pour manger. C’est pour économiser."
 
Hotuhiva, la cadette de la fratrie, s’est aussi habituée à ce mode de vie. "Ce n’est pas difficile parce qu’on a le calme et la tranquillité", confie-t-elle dans un sourire. Même si parfois c’est un peu le parcours du combattant pour retrouver ses affaires dans le noir…
 
Dimanche soir, elle avait hâte la rentrée, pour "retrouver toutes mes copines et apprendre de nouvelles choses".
 
Ça aide, quand il faut être debout dès 4h30 du matin. Le temps de se préparer, de charger les affaires de chacun dans la voiture, et c’est parti pour près d’une demi-heure de route cahoteuse.
 
"C’est un peu tôt pour elle, mais on est bien obligés, explique la maman. Déjà il y a le temps, il pleut, et si jamais la rivière déborde, tout le monde arrive en retard. Et puis il y a trois kilomètres de piste en montagne. Il faut aller tout doucement. On met un quart d’heure, voire vingt minutes pour arriver sur la route de ceinture. Après on est à 22 km de la ville, donc si on veut être à l’heure, il faut partir plus tôt."
 
Pendant le trajet, Hotuhiva termine sa nuit de sommeil. Pas le temps pour un bon petit déjeuner, juste un casse-croûte histoire de caler le ventre.
 
À 7 heures, la voilà enfin à l’école. Elle devra attendre une petite demi-heure avant d'entrer en cours. À 15 h 30, elle fera le même trajet, mais cette fois-ci en sens inverse, comme tous les autres jours.
 
 
Rédaction web avec Rony Mou-Fat







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