SOCIÉTÉ

Vidéo - Procès Dubaquier : Mercedes assure n'avoir été qu'une simple intermédiaire


Mardi 20 Mars 2018 à 15:26 | Lu 1617 fois

JUSTICE - Le procès du couple Dubaquier pour trafic de stupéfiant et blanchiment d’argent s’est ouvert ce mardi devant le tribunal correctionnel de Papeete. Mercedes et Patrice Dubaquier comparaissent aux côtés de 10 autres personnes, notamment des grossistes et revendeurs présumés qui aurait agi pour leur compte. Au premier jour de son procès, la femme d’affaires a assuré n’avoir été qu’une simple intermédiaire. Compte-rendu d’audience :


Crédit : Tahiti Nui télévision
Crédit : Tahiti Nui télévision
Pour ce premier jour d’audience, les 12 prévenus sont interrogés par le président du tribunal sur le rôle qu’ils auraient joué dans ce présumé vaste trafic d’ice.  Grossistes, revendeurs mais aussi employés des diverses entreprises que dirigeait Mercedes Dubaquier, ils se sont succédés à la barre.
Ceux impliqués dans le volet stupéfiant, reconnaissent la quasi-totalité des faits :  avoir écoulé des centaines de gramme d’ice, ces dernières années, pour le compte du couple Dubaquier.   Bien que certains ont découvert l’identité de la cheffe d’entreprise qu’après son arrestation. "Au téléphone, elle disait juste, "salut, c’est moi"," explique l’un d’eux.

Les commandes des grossistes étaient prises par téléphone et, selon plusieurs des prévenus, Mercedes Dubaquier venait ensuite livrer la drogue, qui était importée depuis Los Angeles.
Des mis en cause assurent que la femme d’affaires agissait de la sorte depuis de nombreuses années.

Entendu par le juge d’instruction, l’un de ces directeurs commerciaux, écroué en 2013 pour trafic d’ice,  avait fini par reconnaitre qu’il avait en réalité jouer les mules pour sa patronne qui payait ses frais d’avocats.

Malgré le feu des accusations, Mercedes Dubaquier, elle, s’en tient à sa version. Si elle confirme sa participation au trafic, elle assure n’avoir été qu’une simple intermédiaire. Le réel cerveau serait un certain "Monsieur M" dont elle refuse de livrer l’identité par crainte de représailles.

Mais c’est pourtant bien sur les comptes de ses sociétés que les enquêteurs ont relevé des virements en espèces pour un total de près de 235 millions de Fcfp.

Quant à son mari, un ancien gendarme de profession, il affirme n’avoir joué qu’un rôle minime, reconnaissant du bout des lèvres avoir participé à une ou deux livraisons de drogue. Ce mardi il a expliqué qu'il n'avait pas trop posé de questions à sa femme, même s'il se doutait d'un trafic. "J'aime ma femme et je ne voulais pas avoir de disputes avec elle", a-t-il déclaré.
Rédaction web avec J-B.C








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