SOCIÉTÉ

Vidéo - Praticiens hospitaliers : des difficultés à recruter, des conséquences pour les patients


Vendredi 20 Octobre 2017 à 16:26 | Lu 946 fois

SANTE - Un statut peu avantageux et des difficultés à recruter en milieu hospitalier. Les conséquences peuvent parfois être lourdes pour les patients. C'est ce qu'expliquent les praticiens qui s'apprêtent à déposer un préavis de grève.


Photo d'illustration. Archives Tahiti Nui Télévision
Photo d'illustration. Archives Tahiti Nui Télévision
Les praticiens hospitaliers ont écrit au gouvernement le 10 octobre dernier pour demander l'application des 6 points du protocole d'accord signé l'année dernière. Ce vendredi 20 octobre, ils n'ont toujours reçu aucune réponse. Un préavis de grève va donc être déposé. 

Interrogés sur ce qui les motivent à faire grève, les praticiens expliquent les conséquences des dysfonctionnements sur le traitement des patients. 20 000 personnes sont soignées chaque année à l'hôpital de Taaone. Problème : le statut de la fonction publique hospitalière décourage les praticiens. "Le problème de recrutement des praticiens hospitaliers a souvent pour cause la mauvaise reprise d'ancienneté, ce qui décourage les praticiens. On a deux exemple. Récemment des chirurgiens ont renoncé à leur poste parce que les autorités refusaient de prendre en considération leur expérience professionnelle. En l'occurrence, des postes de chirurgiens dans les îles n'ont pas été pourvus", explique Marc Levy, président du syndicat des praticiens hospitaliers (SPHPF)

Le statut de la fonction publique prévoit des concours. "Là, les concours ne sont pas organisés régulièrement. On est obligés de cumuler plusieurs années. Ce qui fait que les praticiens qui postulent n'ont que des contrats à durer déterminée, avec une précarité de l'emploi. Ce qui les découragent à rester" Un concours a été ouvert pour la radiologie, mais aucun candidat ne s'est présenté. "Le problème c'est qu'on fait appel à des remplaçants, qui font des périodes courtes. (...) Vous avez des spécialités où la pénurie des médecins est telle, qu'il est impossible de recruter selon les conditions statutaires, et le gouvernement, en faisant valider par le conseil des ministres, fait des contrats spéciaux, hors normes, pour pouvoir des postes, et c'est notamment le cas en cancérologie." 

En néphrologie, il devrait y avoir 8 médecins en poste mais, "on est 5 en poste avec des médecins remplaçants qui viennent renforcer les effectifs. Pour nous l'objectif c'est de pouvoir garder ces médecins remplaçants, d'essayer de les attirer avec un statut compétitif. Et ce n'est pas le cas actuellement", explique le docteur Delaval, contractuel. "Du côté chirurgical, cette année on a des prélèvements qui n'ont pas pu avoir lieu faute de présence d'un chirurgien urologue capable de faire le prélèvement et la transplantation. Actuellement, le seul médecin titulaire urologue qui fait la transplantation, il faut aussi qu'il puisse prendre des vacances, et les remplaçants n'ont pas toujours la compétence. Quand c'est une sous spécialité, on a du mal à trouver des gens compétents en la matière." 

Le préavis de grève devrait être déposé en début de semaine. 

Rédaction web (Interviews : laure Philiber / Tauhiti Tauniua Mu San)

Marc Levy, président du syndicat des praticiens hospitaliers (SPHPF)


Docteur Delaval, contractuel en service néphrologie








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