SOCIÉTÉ

Vidéo - Mobilité des fonctionnaires ultra-marins : le rapport rendu fin juillet


Vendredi 20 Juillet 2018 à 10:08 | Lu 1373 fois

EGALITE – Dans le cadre de l’étude "Valorisation et attractivité de la fonction publique ultramarine", le député de la Guadeloupe et président de la délégation outre-mer de l’Assemblée nationale, Olivier Serva, a rencontré toutes les institutions et organismes de Polynésie française en lien avec la fonction publique. Il était sur le plateau du JT de TNTV jeudi soir.


(Crédit photo : TNTV)
(Crédit photo : TNTV)
Quels sont aujourd’hui les solutions que vous proposez ?
 
Tout d’abord, il faut s’intéresser à l’indemnité d’éloignement qui ne bénéficie pas aux fonctionnaires d’Etat polynésiens mais à ceux qui sont amenés à être muté en Polynésie. Cette indemnité d’éloignement pour tout l’Outre-mer n’est pas négligeable. Plus de 140 millions d’euros par année. Nous allons proposer dans ce rapport de la supprimer. Pourquoi ? Parce que les Polynésiens eux, quand ils veulent changer de catégorie et qu’ils passent un concours, sont amenés parfois à partir dans l’Hexagone et ils perdent leur indexation. Cela constitue une double peine : ils doivent partir loin de leur famille et payer un loyer là-bas. Donc nous allons proposer de maintenir cette surindexation lorsqu’ils partiront en formation dans l’Hexagone.
 
Il y a aussi les centres d’intérêt matériels et moraux. Nous allons proposer de pouvoir objectiver ces CIMM en ayant des critères très précis et en graduant le CIMM. A vrai dire, quelqu’un qui est né en Polynésie, qui a son époux ou son épouse en Polynésie, ses parents, ses grands-parents, n’a pas peut-être pas la même intensité de CIMM que celui qui est arrivé et qui, par exemple, a épousé un conjoint polynésien. On va mesurer l’intensité même du CIMM. Ensuite, il n’y a pas de distinction entre les gens qui ont demandé une seule fois et ceux qui ont déjà formulé plusieurs demandes. Nous allons proposer de changer le système de points pour cette mutation. Cela permettra de faire rentrer plus rapidement ceux qui demandent régulièrement à revenir en Polynésie.
 
L’autre problématique est que les fonctionnaires polynésiens en métropole reviennent le plus rapidement possible en Polynésie…
 
Oui, c’est important parce que l’océanisation des cadres permet de s’identifier plus et de permettre à ceux qui ont fait l’effort de partir loin, de venir enrichir leur pays. Il est important de faire revenir ces enfants au pays.
 
Donc, le fait de partir en métropole doit être avant tout un choix des ressortissants de la Polynésie ?
 
Nous allons proposer aussi qu’il y ait ici, comme dans les autres territoires, une sorte de livre ouvert, une bourse des emplois et des compétences entre les différentes fonctions publiques pour que, par exemple, un poste de la fonction publique d’Etat, qui souvent n’apparaisse pas rapidement, qui reste parfois un peu caché, puisse être disponible.
 
Quand est-ce que ces modifications pourraient être applicables ?
 
Le Premier ministre et le Président de la République ont souhaité que ce rapport soit rendu le plus rapidement possible. Avant la fin du mois de juillet, nous rendrons notre rapport au Premier ministre et il donnera son avis. Je ne pense pas que nous tarderons à avoir une loi qui pourrait intégrer un certain nombre de mesures retenues par le gouvernement.
 








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