MONDE

Vidéo - Le ton se durcit en Nouvelle-Calédonie avant le référendum


Mardi 30 Octobre 2018 à 11:54 | Lu 551 fois

NOUMÉA - Chaque camp durcit le ton à quelques jours du référendum d'auto-détermination, prévu dimanche (samedi à Tahiti) en Nouvelle-Calédonie. Le sénateur loyaliste Pierre Frogier a déclaré qu'il demanderait la suppression des prochains référendums si le non à l'indépendance l'emportait largement. Les indépendantistes lui ont répondu lors de leur dernier meeting.


Crédit : Mike Leyral
Crédit : Mike Leyral
"Si tu réponds oui, alors tu es chez toi. Si tu réponds non, il faudra prendre tes dispositions". À la tribune du dernier meeting de campagne du FLNKS, le président wallisien du Rassemblement démocratique océanien (RDO - FLNKS), Alosio Sako, ouvre les bras à tous ceux qui veulent rejoindre le camp indépendantiste, quelle que soit leur ethnie. Mais il exclut aussi tous ceux qui ne le feront pas. 
 

Crédit : Mike Leyral
Crédit : Mike Leyral
Roch Wamytan, le président du groupe UC-FLNKS au Congrès de Nouvelle-Calédonie, le confirme à Tahiti Nui Télévision : quelle que soit l'issue de ce référendum et des suivants, les indépendantistes ne cesseront pas leur combat. Au contraire, s'ils ne gagnent pas dans les urnes, ils négocieront directement "entre le peuple colonisé et l'Etat français", sans les autres communautés qui peuplent le Caillou.
 

Trois référendums sont prévus par les accords de Nouméa : le premier aura lieu le 4 novembre, le deuxième est prévu en 2020 et le troisième en 2022. Mais si les loyalistes l'emportent largement dimanche, comme le prédisent les sondages, Pierre Frogier compte demander une réforme constitutionnelle pour annuler les deux autres référendums. 

Ecoutez la réaction à ce propos de Louis Mapou, chef de l’alliance indépendantiste UNI :

Les indépendantistes savent qu’ils ont très peu de chance de séduire les Calédoniens originaires de métropole, que l’on peut compter sur les doigts d’une main dans leurs meetings. Ils comptent, en revanche, sur un sursaut océanien, et travaillent donc les électorats wallisiens et tahitiens. Mais pour le moment, les idées indépendantistes ont du mal à se propager au-delà des rangs mélanésiens.
 
Mike Leyral







Dans la même rubrique :
< >

Samedi 15 Décembre 2018 - 09:51 La mobilisation des "gilets jaunes" s'essouffle

SOCIÉTÉ | Miss France 2019 | Hura tapairu 2018 | FAITS DIVERS | CULTURE | BUZZ | MONDE | SPORT | POLITIQUE | HEIVA 2018 | Hawaiki Nui | Beach soccer | Tahiti Pro Teahupoo | Digital Festival Tahiti | Mister Tahiti | Festival des îles | RECORD DU MONDE UKULELE | FenuaHeroes | Pharmacies et Médecins de Garde | L'IMAGE DE LA SEMAINE | EMISSION WEB | VA'A PORTRAITS | TAHITI VA'A 2018