SOCIÉTÉ

Vidéo - Le don d'organe: un sujet sociétal qui divise en Polynésie


Samedi 16 Mars 2019 à 10:49

EDITO - Seriez-vous prêt à faire un don d’organe et en avez-vous parlé à votre famille ? C’est la question que nous vous avons posé dans le cadre de la semaine nationale du rein. Un constat ressort c'est qu'il y a beaucoup plus de pour que de contre. Preuve que les esprits évoluent sur le don d’organe au fenua.


La question a suscité un vif intérêt de la part des internautes avec plus de 70 réponses. Il y a ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Parmi les "Pour", Oihanu Hineiti. "Mille fois oui !!! Une fois morte, autant que mes organes puissent servir à des personnes qui, grâce à ce don, pourront vivre encore pleins de belles années ! En revanche, j'aimerais pouvoir mettre des conditions au don : prioriser les enfants, ne pas donner mon foie à un alcoolique, ni mes poumons à un fumeur, etc..."  

Autre internaute qui partage le même avis, Nuage Brun: "Oui ! De mon vivant ou pas. J'ai ma carte de donneur dans mon portefeuille et j'en ai parlé à mes proches. Le don de rein a sauvé mon père et a changé nos vies. Je sais donc qu’elle est l'importance du don d'organes."

Enfin, Tumai Lov's: "Je n'hésiterai pas à faire un don d'organe si un membre de ma famille ou de ma belle-famille en a besoin. Le don d'organe permet de sauver des vies et d'aider les personnes malades. Il ne faut pas être égoïste car c'est un geste à la fois de courage et d'amour. Venir en aide à autrui, c'est donner une partie de soi !"

Du côté des personnes qui sont contre, Hinano Wstaputea: "Moi je veux partir avec toutes mes pièces au complet. Comme Dieu m’a créé !".

Autre réaction, celle de Vatea Avae: "Franchement non. Parce-que d’abord ce n’est pas quelque chose d’anodin, qu’on donne comme ça et aussi parce que ce n’est pas dans notre conception idéologique nous les Polynésiens. (...) Ce n’est pas comme le don du sang tout le monde est d’accord sur le point mais donner un rein comme ça et dire qu’on va vivre avec un seul... Ce n’est pas pour nous Polynésiens un acte délibéré, ça demande un état d’esprit de chacun".
 
Voilà pour les commentaires sélectionnés sur notre page Facebook. Un constat ressort tout de même pour cette question de la semaine, il y a beaucoup plus de pour que de contre. Preuve que les esprits évoluent sur le don d’organe au fenua.

A ce titre, la Polynésie s’est alignée sur la Métropole. Le 28 décembre dernier, le conseil des ministres a annoncé que le prélèvement d’organe pourra s’effectuer sauf si la personne a fait connaitre son refus de son vivant. Cette précision dans la législation du don d’organes doit permettre de faciliter le processus et changer la vie des transplantés.

Pour les personnes qui refuseraient de faire un don d'organe, celles-ci peuvent se rendre sur Internet  sur le site du Registre national des refus. Si vous n’avez pas Internet, vous pouvez aussi faire connaitre votre décision en écrivant sur papier votre refus, le dater, le signer et le confier à l’un de vos proches. Sachez qu’on peut aussi faire un refus partiel. C'est-à-dire, faire savoir quels organes on accepte de donner et préciser ceux dont on ne souhaite pas faire le don. On peut faire connaitre son refus dès l’âge de 13 ans.

Cette loi de 2017 a fait ses preuves en métropole puisque, grâce à elle, les médecins connaissent les choix des uns et des autres. Ils peuvent donc prélever plus facilement et augmenter le nombre de greffons disponibles. Pour la première fois en France, la barre des 6105 greffes par an a été dépassée en 2017. C’est 214 personnes en plus qui ont été sauvées par rapport à 2016.

 
Rédaction web avec Sophie Guébel








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