SOCIÉTÉ

Vidéo - L'école autrement : des structures de plus en plus nombreuses en Polynésie


Jeudi 24 Août 2017 à 10:13 | Lu 1898 fois

EDUCATION - Après plusieurs reportages sur les écoles publiques, Tahiti Nui Télévision s'intéresse aujourd'hui aux établissements privés qui ont choisi une approche différente de l'éducation. Ces écoles sont-elles efficaces, et à qui sont-elles destinées ? C'est notre dossier de la semaine.


Avoir entre 3 et 15 ans, habiter en Polynésie et converser en anglais… c’est possible. Les 60 élèves de la Tahiti International school (TIS) en sont la preuve. Ils apprennent le français et les maths comme dans une école publique, auprès d’enseignants diplômés de l’éducation nationale, mais ils apprennent aussi et surtout les langues étrangères … l’anglais, le mandarin et l’espagnol. "On va faire principalement de l'enseignement en français, mais on va prévoir un temps de plus en plus important d'enseignement en anglais avec le fait de raconter une histoire, faire la météo en anglais, de faire le rituel en anglais. On va intégrer doucement l'anglais en fonction de leur niveau pour répondre à leurs besoins", explique Marie-Christine Peltzer, éducatrice Montessori. 

À l’image de la TIS, de plus en plus d’écoles, hors contrat ouvrent leurs portes au fenua. Leur volonté commune : stimuler chez les enfants l’envie et le goût d’apprendre. Pour y parvenir, beaucoup s’inspirent de la pédagogie montessorienne. Comprenez, un apprentissage qui fait appel aux sens, un apprentissage bienveillant, multilingue, encourageant et avec de petits effectifs. Tout cela permet un accompagnement adapté à chacun… Les élèves y auraient tout à gagner. "Dès qu'on fait une faute on nous gronde pas fort tout ça", "Ils prennent le temps de nous expliquer", témoignent des élèves. 

Dans l’école bilingue de Polynésie à Papeete, pas question non plus de se limiter au français. L’après-midi les enfants font du théâtre et même des sciences en anglais ! L’objectif : devenir de parfaits bilingues à la sortie du CM2.

La méthode s’étend doucement au secondaire, avec l’ouverture cette semaine du tout nouveau collège Aito. Ici les élèves décrocheurs reprennent goût à l’apprentissage. "On ne veut pas de l'approche professeur-élève comme dans les autres collèges. On essaie de ne pas dominer et d'être vraiment proches d'eux. Ils n'ont pas tous le même niveau ni les mêmes difficultés. Le fait d'être proches et de leur expliquer, c'est un plus", explique Sylvie Quentin professeure de mathématiques et sciences physiques.
"Il y a effectivement des élèves qui avaient décroché et pour eux ce collège est un moyen de retrouver l'envie d'aller à l'école", estime Benoît Picault . Pour moi le but est qu'ils soient heureux de venir le matin. Mais on a aussi des élèves qui vont parfaitement bien sur le plan scolaire, mais qui souhaitaient quelque chose de différent avec une classe plus petite où on a davantage la possibilité de s'exprimer". 

L’éducation est un enjeu majeur et les parents sont de plus en plus demandeurs de cette pédagogie
positive et personnalisée. Mais cela a un coût … comptez entre 60 et 100 000 Fcfp par mois. C’est en moyenne 40 000 à 80 000 Fcfp de plus que dans une école publique. Mais à ce prix vos enfants seront aussi gardés jusqu’à 18 heures.

Un enfant coûte en réalité plus cher en école publique. L’État dépense en moyenne 95 000 Fcfp par mois pour un élève.
Le succès grandissant de ces écoles en fait un business attrayant. Mais l’éducation nationale veille au grain. Des inspecteurs passent régulièrement dans ces classes pour s’assurer de l’épanouissement des élèves et de la qualité des contenus enseignés. 

Reportage : Maite Mai / Brandy Tevero







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