SOCIÉTÉ

Vidéo - L'asthme, une maladie respiratoire très présente en Polynésie


Mercredi 2 Mai 2018 à 17:14 | Lu 504 fois

SANTE - La journée mondiale de l’asthme est célébrée cette année le 1er mai. En Polynésie, 30% de la population serait affectée par cette maladie, mais à des degrés de gravité plus ou moins élevés. Selon les professionnels de santé, une meilleure éducation des enfants et des parents permet de mieux maîtriser la maladie.


A l'occasion de la journée mondiale de l'asthme, le docteur Bouayad Rédouane pneumologue à Paofai et membre de l’Association REPMAR, réseaux polynésiens des maladies respiratoires, était dans les jardins de Paofai pour réaliser des dépistages.
Le spiromètre, un petit appareil, permet de mesurer la capacité respiratoire. Un moyen simple de détecter si une personne est asthmatique et ainsi adapter selon les besoins, un traitement.
"L'incidence de l'asthme en Polynésie est toujours élevée comme dans d'autres pays du Pacifique. On a constaté qu'elle est très élevée dans les îles Tuamotu et les Australes. Mais le plus inquiétant c'est l'incidence de l'asthme sévère, c'est-à-dire des hospitalisations, des consultations aux urgences à répétition ce qui coûte cher et met le pronostic vital en jeu", explique le pneumologue. 

Pour le docteur, tout est une question d'éducation et de prise en charge. "Les urgences d'asthme on peut les éviter. C'est une question d'éducation, de meilleure prise en charge, de sensibilisation et d'information". 

L'asthme a le plus souvent pour origine des allergies. "Ici en Polynésie, on retrouve surtout les allergies aux acariens liées à l'humidité."
Les symptômes ? "Surtout chez les enfants, ça peut se traduire par une symptomatologie banale, souvent banalisée par l'entourage : simple toux, une toux qui persiste surtout la nuit. Après ça peut évoluer par une sensation d'oppression thoracique, un essoufflement..." Attention : la Ventoline permet de calmer les crises, mais n'est pas un traitement de la maladie. "Il faut penser à prendre un traitement de fond, prescrit par un médecin." 

C’est la première fois que Léon Maueau participe à ce genre de dépistage. C’est un essoufflement persistant qui l’a incité à le faire.
"Lorsque je me déplace, je m’essouffle facilement. Mes poumons ont du mal à fonctionner. Je connais bien le médecin qui fait le dépistage, je lui ai fait part de mes douleurs à la poitrine…"
 
Cela fait près de 10 ans que l’association REPMAR, le réseau polynésien des maladies respiratoires organisent ce genre de rencontre avec la population. Si des traitements sont aujourd’hui accessibles, il est toutefois nécessaire de consulter un spécialiste.

 
Rédaction web avec Thierry Teamo et Jeanne Tinorua 



Tags : asthme, santé




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