SOCIÉTÉ

Vidéo - Islands airline : Air Tahiti pourrait mettre fin à ses lignes déficitaires


Mardi 16 Octobre 2018 à 13:31

TRANSPORT - Air Tahiti n'a pas "de prérogative de service public" assure son P-dg Manate Vivish. La compagnie pourrait donc mettre un terme à certains vols. Et si Islands airline décide de voler uniquement sur les lignes les plus rentables, le Pays devra peut-être payer pour que les îles les plus enclavées continuent d'être desservies...


L'interview de Manate Vivish, P-dg d'Air Tahiti

Le tribunal administratif a rendu sa décision ce mardi : le Pays devra délivrer sa licence à la compagnie Islands airline dans un délai de 15 jours. Air Tahiti devrait donc bel et bien avoir un concurrent très prochainement.
L'année dernière, Bill Ravel, à l'origine d'Island airline, avait promis des tarifs moins chers que ceux d'Air Tahiti.

>>> lire aussi : Le Pays devra délivrer sa licence à la compagnie Islands airline

Ce mardi, Manate Vivish, président-directeur général d’Air Tahiti assure que la compagnie fera "ce qu'il faut pour faire face à cette concurrence si tant est qu'elle se mette en place."

L'arrivée de la nouvelle compagnie sur le marché pourrait bien inciter Air Tahiti à arrêter ses vols sur les lignes déficitaires, car dans les faits, rien ne l'oblige à continuer.  "Nous n'avons pas de prérogative de service public. Nous portons le service public et nous le portons sans prise en charge du Pays et nous l'avons toujours fait, car Air Tahiti a toujours considéré qu'en tant que compagnie en situation de monopole, (...) Air Tahiti a toujours pensé que c'était de son devoir d'accompagner le Pays dans sa politique de développement des archipels. Chaque fois que le Pays a décidé d'ouvrir un aéroport quelque part, nous avons posé un avion derrière même si cela pouvait générer un déficit d'exploitation." Pour Air Tahiti, le déficit se monte à 1.2 milliard de Fcfp par an... 

>>> Lire aussi : Bientôt un concurrent pour Air Tahiti ?

Pour Manate Vivish, le Pays devra réfléchir à un financement : "Il s'agira pour le Pays de porter cette interrogation sur l'aménagement du territoire, de savoir si le Pays souhaite que certaines îles continuent d'être désenclavées par voie aérienne. Puisque l'opérateur privé que nous sommes ne sera plus en mesure de pouvoir supporter ces déficits, le Pays devra nécessairement financer ces déficits, donc financer ces dessertes à perte." 


Rédaction web (Interview : J-B Calvas)






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