TNTV - Actualité, news, replay et direct live de Polynésie


Vidéo - Hura Tapairu : le vivo enchanté de Hitireva


CULTURE - S'il ne fallait retenir qu'une chose de cette première soirée de Hura Tapairu 2018, ce serait ce petit cylindre de bambou. Le vivo de Hitireva a donné des frissons au Grand Théâtre. Retour en images sur les six groupes qui se sont produits jeudi.



Le Hura Tapairu proposait une soirée en trois temps : d’abord les Mehura (des aparima de 6 minutes) des groupes étrangers, puis deux Mehura de groupes locaux, et enfin, comme clou du spectacle, un Tapairu (spectacle complet d’une quarantaine de minutes) de Hitireva.
 
La soirée s’ouvre donc sur les « Mehura Manihini », une catégorie conçue spécialement pour les groupes étrangers. Ils sont trois à s’être inscrits, et sont tous passés jeudi.
 

Te pura o te rahura'a - Photo : Mike Leyral
Te pura o te rahura'a - Photo : Mike Leyral

Marilou Ubaldo Lafon place ses musiciens avant l’ouverture du rideau. Cette chrorégraphe américaine pense être venue « 6 ou 7 fois » à Tahiti pour y apprendre la danse. Elle arrive de San Francisco avec 26 artistes de la troupe Te pura o te rahura’a. « Sans la nouvelle compagnie aérienne, on n’aurait jamais pu venir aussi nombreux, et ça nous fait trop plaisir de partager notre amour de cette culture, qui est né de l’amitié que nous portons aux Tahitiens »
 

Te pura o te rahura'a - Photo : Mike Leyral
Te pura o te rahura'a - Photo : Mike Leyral

Le rideau s’ouvre, et ses danseuses, en robe nacrée, proposent un aparima centré sur la langue tahitienne, que ces Américains veulent humblement d’apprendre pour avoir accès à cette culture.
 

Manuia, un autre groupe de San Francisco - Photo : Mike Leyral
Manuia, un autre groupe de San Francisco - Photo : Mike Leyral

Le deuxième groupe étranger vient aussi de San Francisco. Manuia est une compagnie professionnelle plusieurs fois primée. Son thème est simple : il s’agit de remercier les amis tahitiens dans un esprit de partage et de respect, sur la chanson A ori a himene.
 

Manuia - Photo : Mike Leyral
Manuia - Photo : Mike Leyral

Dernier groupe étranger, Te Rahiti Nui : une troupe plus récente mais souvent primée également, qui aime travailler sur le Mana. Son thème ? To’a Marama, le lien entre les énergies de l’océan et de la terre.
 

Te Rahiti Nui - Photo : Mike Leyral
Te Rahiti Nui - Photo : Mike Leyral

Te rahiti nui - Photo : Mike Leyral
Te rahiti nui - Photo : Mike Leyral

Te rahiti nui - Photo : Mike Leyral
Te rahiti nui - Photo : Mike Leyral

Ahutoru Nui est le premier groupe tahitien à se produire en Mehura. Dans une robe marron un peu austère, les artistes dansent une terre source de vie. Une chorégraphie douce, peut-être trop sage pour un Mehura, puisque l’on doit séduire le public en quelques minutes seulement.
 

Ahutoru nui - Photo : Mike Leyral
Ahutoru nui - Photo : Mike Leyral

Ahutoru nui - Photo : Mike Leyral
Ahutoru nui - Photo : Mike Leyral

Ahotoru nui - Photo : Mike Leyral
Ahotoru nui - Photo : Mike Leyral

Vaheana l’a bien compris. Son école éponyme choisit une entrée somptueuse et une robe sexy, un mélange improbable entre une nuisette et une robe de flamenco rouge fendue jusqu’à la hanche, signé Thérèse Tumg. Les danseuses, visiblement heureuses de fouler la scène du Grand Théâtre, dansent sans répit sur les sons de Hina Pankowski ou Steve Angia et Leila Mou Sin, en passant par Vavitu Salmon et Emma Terangi. Les applaudissements sont nourris pour cette chorégraphie qui glorifie l’Amour dans tous ses états.
 

Le tableau de départ de Vaheana - Photo : Mike Leyral
Le tableau de départ de Vaheana - Photo : Mike Leyral

Vaheana - Photo : Mike Leyral
Vaheana - Photo : Mike Leyral

Vaheana - Photo : Mike Leyral
Vaheana - Photo : Mike Leyral

Vient enfin Hitireva Tapairu, seul groupe à se présenter en Tapairu ce soir-là. Hitireva compte tant de danseurs que sa chef, Kehaulani Chanquy, va présenter trois formations différentes au Hura Tapairu cette année !
 

Hitireva Tapairu - Photo : Mike Leyral
Hitireva Tapairu - Photo : Mike Leyral

Mais celle-ci sera dure à battre. Une fois n’est pas coutume, rendons hommage aux musiciens. Et en particulier à Rémi Tamaititahio : avec son vivo, il a porté à bout de doigts son groupe pendant toute la prestation. Le son doux et puissant de sa flûte nasale, soutenu par un orchestre au service de son instrument, a emporté le Grand Théâtre des siècles en arrière. Parfois, il était même accompagné de toutes les danseuses, qui ont appris l’art du vivo avec lui. Le musicien a dû en fabriquer vingt pour qu’elles jouent avec lui sur scène ! Un grand moment.
 

Hitireva Tapairu - Photo : Mike Leyral
Hitireva Tapairu - Photo : Mike Leyral

« Le vivo est l’un des plus anciens instruments polynésiens, il existait avant le to’ere et le fa’atete » précise Rémi. « Il était seulement utilisé pour la danse des Arioi ».
 

Hitireva Tapairu - Photo : Mike Leyral
Hitireva Tapairu - Photo : Mike Leyral

C’est l’histoire, la valeur, la fabrication du vivo que se propose de conter Hitireva, avec une équipe de choc : Tuarii Tracqui à l’écriture, Kehaulani Chanquy à la chorégraphie, Jean-Marc Zinguerlet à la composition et Taaroa Paraurahi comme chef d’orchestre. Un casting de rêve, complété par des danseuses habitées par leur thème, et en dévotion devant leur instrument. Un grand coup de cœur, à revivre ici !
 

Hitireva Tapairu - Photo : Mike Leyral
Hitireva Tapairu - Photo : Mike Leyral

Hitireva Tapairu - Photo : Mike Leyral
Hitireva Tapairu - Photo : Mike Leyral





Vendredi 23 Novembre 2018 à 03:00 | Lu 2015 fois