SOCIÉTÉ

Vidéo - Edouard Fritch sur les retraites : "Ou on prend ses responsabilités, ou on jette l'éponge"


Mardi 16 Janvier 2018 à 14:55 | Lu 2626 fois

RENCONTRE - Le président du Pays a reçu ce mardi les syndicats pour discuter de la réforme des retraites. Si les syndicats assurent qu'Edouard Fritch a été "à l'écoute", il n'en reste pas moins que le président du Pays est décidé à faire passer la réforme.


Crédit : Tahiti Nui Télévision
Crédit : Tahiti Nui Télévision
Ce mardi, le président du Pays Edouard Fritch a reçu les syndicats pour discuter de la réforme des retraites que compte mener le gouvernement. 

Plusieurs centrales syndicales ont montré leur vive opposition au projet. Vendredi, le texte de loi a reçu un avis défavorable au CESC. Les syndicats et l'institution déplorent entre autres l'absence de chiffres mais aussi que les principales recommandations faites en 2010, n'aient pas été retenues.

Pour le gouvernement, il y a urgence. Edouard Fritch a bien l'intention de résister et de faire passer la réforme. "Je suis décidé à transmettre cette loi à l'assemblée parce que nous devons prendre nos responsabilités même si c'est pour créer un peu de grabuge. Là, il y a une vraie urgence. Ou on prend ses responsabilités, ou on jette l'éponge."

Le président du Pays pense avoir su convaincre les syndicats "qu'il faut à tout prix que nous prenions des mesures si l'on veut que la retraite A puisse être servie à ceux qui auront cotisé pendant 35 ans. Il ne faut pas arriver à un moment donné où on va dire aux gens qu'on est incapables de vous rendre ce que vous avez cotisé pendant plusieurs années. Je ne veux pas envisager ce scénario." 

Concernant l'âge de départ à la retraite, Edouard Fritch estime qu'aujourd'hui il faut "travailler un peu plus". Les syndicats sont farouchement opposé au prolongement de la durée de cotisation. "Ils persistent à demander au gouvernement de ne pas transmettre cette loi". 

Les syndicats insistent également pour que le Pays rembourse ses dettes. A ce sujet, Edouard Fritch assure que le gouvernement a "pris ses responsabilités". Nous disons "oui, nous devons payer nos dettes." 

Alors que la campagne semble lancée à l'approche des élections territoriales, Edouard Fritch souhaite faire passer avant tout l'action gouvernementale : "Il ne faut pas que ces échéances électorales qui arrivent influent en quoi que ce soit. Ça fait deux ans qu'on y travaille tous ensemble. Au début nous nous voyiions toutes les semaines. Tout le monde connaît bien les défaillances du système qui ont fait qu'aujourd'hui, on est devant cette difficulté. Affirmons tous ensemble cette volonté de vouloir régler ce problème. On ne peut pas repousser encore une fois. La prochaine majorité qui va arriver va prendre son temps : fin mai on aura mis en place le nouveau gouvernement, on va se remettre à discuter..." 

Même s'il tient tête aux syndicats, Edouard Fritch assure avoir retenu quelques unes de leurs propositions et compte "les revoir". 
De leur côté, les syndicats reconnaissent que le président a été "à l'écoute" mais n'excluent pas d'organiser un mouvement de grève si le projet venait à passer. "C'est eux qui décideront et si cela n'est pas fait, l'intersyndicale prendra ses décisions comme il se doit", prévient Patrick Galenon de la CSTP/FO. 
Dans l'après-midi, A Ti'a i Mua a envoyé un communiqué de presse aux rédactions dans lequel il annonce une conférence de presse au sujet de la Protection sociale généralisée... 
Rédaction web 

Edouard Fritch, président de la Polynésie française








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