FAITS DIVERS

Vidéo - Décès du boxeur Willman Rodriguez Gomez : le médecin devant la justice


Mardi 16 Janvier 2018 à 17:06

JUSTICE - Un médecin comparaissait ce mardi matin devant le tribunal correctionnel pour homicide involontaire. Le 4 mai 2012, le praticien supervisait médicalement un combat de boxe à la suite duquel un combattant néo-zélandais avait perdu la vie. Le médecin est suspecté de ne pas avoir eu les bons réflexes. Le compte rendu d’audience de Jean-Baptiste Calvas et Sam Teinaore.


Le combat avait duré à peine plus de 30 secondes ce 4 mai 2012 lors d’une soirée organisée par le Ah Min Boxing Club à Pirae. Après avoir reçu une série de crochets de son adversaire, Willman Rodriguez Gomez s’était écroulé sur le ring. Inconscient.

Le Néo-zélandais de 29 ans s’était éteint une heure plus tard, peu après son admission au CHPF. Une mort tragique consécutive à un traumatisme crânien… Mais aurait-elle pu être évitée ?

Le médecin qui supervisait le combat se retrouve aujourd’hui sur le banc des prévenus. L’expert mandaté par la justice après le drame estime que ce gastro-entérologue de formation n’a pas eu les bons gestes. Et qu’il aurait dû immédiatement alerter le SAMU au vu de la gravité de la situation. Un constat partagé par l’avocate de la famille du boxeur disparu. "Les soins étaient insuffisants. Sa prise en charge a été beaucoup trop longue. Il a été ensuite abandonné littéralement. Abandonné par celui qui était son médecin et qui a considéré qu'à partir du moment où il était dans le véhicule des pompiers, ce n'était plus son patient", estime Me Muriel Merceron.

Le conseil du médecin considère que son client n’a rien à se reprocher d’un point de vue pénal. Et lui aussi s’appuie sur les conclusions de l’expert pour le justifier. "Si le médecin avait fait tout ce que l'expert dit qu'il aurait dû faire, est-ce que la victime était avec certitude en vie ? La réponse de l'expert est "je n’en sais rien". C'est non, il y a une perte de chance. À partir du moment où il y a une perte de chance, il n’y a pas de certitude, pas de lien de causalité certain, pas de culpabilité pénale. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est la loi", lance Me Yves Piriou.

L’avocat du praticien a par conséquent réclamé la relaxe de son client alors que la représente du parquet a requis à son encontre trois années de prison avec sursis. Le jugement sera rendu le mois prochain.
 







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