SPORT

Va'a, ori et thèmes engagés pour passer le bac


Jeudi 4 Avril 2019 à 15:10

ÉDUCATION - Passer le bac en dansant, c'est possible ! La plupart des élèves de Terminales sont privés de Heiva par leurs études... mais les meilleurs danseurs choisissent l'épreuve optionnelle de ori Tahiti pour grappiller quelques points... et parfois pour exprimer un message fort devant le jury. D'autres passent le bac en ramant. Ori et va'a sont bien sûr des épreuves spécifiques à la Polynésie.


Près de 240 élèves de Terminale, comme Ranitea Viriamu (Terminale S au LSR), ont choisi l'option ori Tahiti - Photo : Mike Leyral
Près de 240 élèves de Terminale, comme Ranitea Viriamu (Terminale S au LSR), ont choisi l'option ori Tahiti - Photo : Mike Leyral
Ils sont une soixantaine de garçons et une vingtaine de filles à ramer pour le bac. Et 240 à avoir choisi le ori Tahiti : des filles pour l'immense majorité. Ces épreuves-là sont optionnelles : elles permettent de gagner quelques poins pour le bac, à condition d'avoir plus que la moyenne. Rassurez-vous : si on a moins de 10/20, ça ne compte pas. 

Les épreuves de va'a se disputent à Aorai Tini Hau sur des V1. Comme en danse, l'oral est noté sur 4 points, et l'épreuve physique sur 16 points : un 500m chronométré, avec une attention portée sur la propulsion et les trajectoires
 

Un élève passe l'épreuve de V1 à Aorai Tini Hau - Image : Brandy Tevero
Un élève passe l'épreuve de V1 à Aorai Tini Hau - Image : Brandy Tevero
La danse traditionnelle est aussi présentée devant un jury de professeurs d'EPS, auxquels on ajoute parfois une spécialiste, comme Tiare Trompette. Les candidates sont si nombreuses que les épreuves sont prévues sur trois jours, et dans deux salles : au lycée Gauguin et à la salle Maco Nena. Des lieux un peu tristes, égayés par les costumes fleuris des élèves : certaines préparent une tenue végétale digne du Heiva !
 

Chaque danseuse est évaluée par un jury composé de quatre enseignants - Photo : Mike Leyral
Chaque danseuse est évaluée par un jury composé de quatre enseignants - Photo : Mike Leyral
Mais pour impressionner le jury, il ne suffit pas d'un joli costume, ni même d'être une excellente danseuse : pour se distinguer, un thème original et puissant est essentiel. L'identité, la culture, la langue ou les traditions constituent l'essentiel des inspirations. Mais d'autres puisent dans leur histoire personnelle, ou travaillent un sujet qui les touche.

Une lycéenne a choisi d'interpréter le déchirement d'une famille à travers le regard d'un enfant. Une autre choisit le Sida. Pour une troisième, ce sera le passé nucléaire de la Polynésie, avec la voix du général De Gaulle en fond sonore. Les notes ne seront connues qu'aux résultats du bac, mais le jury a visiblement été séduit par le souffle de ces prestations.
 

Vidéo - Le ori Tahiti en épreuve optionnelle :


Vaimiti Gresset, du lycée Raapoto, a surpris le jury avec une chorégraphie inspirée des essais nucléaires - Photo : Mike Leyral
Vaimiti Gresset, du lycée Raapoto, a surpris le jury avec une chorégraphie inspirée des essais nucléaires - Photo : Mike Leyral







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