SOCIÉTÉ

Une plateforme environnementale de surveillance du lagon à Bora Bora


Jeudi 6 Juin 2019 à 17:01

ENVIRONNEMENT - Le maire de Bora Bora, Gaston Tong Sang, a signé une convention de subvention avec l’Institut de récifs coralliens du Pacifique (IRCP) et le Criobe sur la mise en place d’une plateforme environnementale de surveillance du lagon de Bora Bora.


Photo de famille au Criobe de Moorea. (Crédit photo : Commune de Bora Bora)
Photo de famille au Criobe de Moorea. (Crédit photo : Commune de Bora Bora)
Le projet intitulé "Biodiv-Bora" sera mené par le docteur Daniel Lecchini, directeur d’études du  Centre de recherches insulaires et observatoire de l’environnement (Criobe). L’objectif est double : celui de faire un bilan exhaustif de l’état de santé du lagon et de mettre en place des moyens de monitoring (plateforme environnementale) nécessaires au suivi sur le long terme et en continu de l’impact des rejets du système d’assainissement collectif et des lixiviats du Centre d’Enfouissement Technique (CET) sur la biodiversité des récifs coralliens à Bora Bora.
 
Depuis la venue d'Eric Blin, expert environnement et littorale du pôle Mer Suez en mars 2018 à Bora Bora, une étude a été réalisée concernant la mise en place de sondes de surveillance de la qualité l’eau du lagon et de sondes acoustiques pour la surveillance de l’activité biologique animale.

Gaston Tong Sang en train de signer la convention de partenariat du projet environnemental. (Crédit photo : Commune de Bora Bora)
Gaston Tong Sang en train de signer la convention de partenariat du projet environnemental. (Crédit photo : Commune de Bora Bora)
Le but est de permettre un suivi sur le long terme et en continu des impacts de l’activité humaine et des eaux pluviales (complément physico-chimique au suivi bactériologique des eaux de baignade) ; des impacts météorologiques et plus particulièrement du réchauffement climatique (température, niveau de la mer, oxygène, acidité) ; des impacts des futurs travaux (marina, constructions hôtelières, etc.) ; des impacts de la circulation des navires à moteur : navettes hôtelières et prestataires touristiques, paquebots, etc. ; de l’activité et la vitalité de la faune et flore lagunaire.
 
Pour cela, la pose de points d’écoute acoustiques est à prévoir, destiné aux touristes et aux scolaires. Par la même occasion, des programmes de recherche concernant : la restauration de la biodiversité animale (qui pourrait être adaptés localement : Oota, Chanos Chanos,…), la lutte contre les déchets plastiques (microplastiques) et les crèmes solaires, les méthodes de communications avec la population, la compréhension globale du territoire (programme BEEST) et la propreté des plans d’eau ("bateau mer propre") seront présentés.
 
Cette action se fera avec le partenariat de l’association Ia vai ma noa Bora Bora, entité impliquée dans la prévention et la préservation de l’environnement et la société Polynésienne des eaux qui attribuera une subvention de 3 000 000 Fcfp à l’institut pour mener les différentes phases du projet.
 
Avec communiqué de presse








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