SOCIÉTÉ

Une nouvelle caserne pour les pompiers de Raivavae


Lundi 21 Janvier 2019 à 15:58

AUSTRALES – Les sapeurs-pompiers de Raivavae ont réceptionné leur tout premier centre d’incendie et de secours, installé à Rairua. Attendu depuis de nombreuses années, ce lieu de regroupement adapté leur permettra de mieux assurer la sécurité et l’assistance de la population.


(crédit photo : Tahiti Nui Télévision)
(crédit photo : Tahiti Nui Télévision)
"Ça fait quatre ans maintenant qu’on attendait ce moment avec impatience, et voilà !", lance un des pompiers de Raivavae. Pas peu fiers de ce nouveau bâtiment, les soldats du feu de l’île peuvent enfin se vanter d’avoir une véritable caserne, à l’instar des autres îles de l’archipel des Australes, déjà équipées en la matière.
 
Ce centre, financé par le Fonds intercommunal de péréquation à hauteur de plus de 25 millions de Fcfp, réunira dorénavant les neuf pompiers de l’île, qui effectuaient autrefois leur tour de garde de leur domicile. "Il n’y aura plus besoin d’appeler les copains pour essayer de joindre un pompier, se réjouit leur chef, Hareva’a Ariitea. Tout le monde sera réuni au même endroit et on pourra partir directement en intervention."
 
Pour cela, la caserne a également été équipée d’un véhicule de première intervention, d’un véhicule sanitaire et de transport personnel, ainsi que de motopompes et d’une remorque pour les extinctions de feu.
 
Le bâtiment, qui abrite des vestiaires hommes et des vestiaires femmes, a aussi été pensé pour la mixité, même si l’équipe ne compte qu’une femme pour le moment.
 
Mila, originaire de Raivavae, est pompier première classe. Si elle n’avait pas forcément pour vocation d’être pompier, elle reconnaît qu’il n’est pas tous les jours facile d’exercer ce métier assuré majoritairement par des hommes. 
 
"Mais je parle plutôt pour les nouveaux qui viennent d’intégrer les pompiers, précise-t-elle. Ils sont là à sous-estimer les femmes. Mais bon, on ne fait pas attention, ils sont comme ça, on ne peut pas les changer. Ça me motive encore plus de leur montrer que les femmes peuvent aussi faire ça", assure-t-elle avec le sourire.
 
Pour son chef, Hareva’a, c’est une chance de l’avoir dans l’équipe, "surtout lorsqu’on fait des interventions où il y a des femmes". "La victime féminine est plus à l’aise. Donc on est content d’avoir une femme dans notre équipe. Mais il n’y a pas de favoritisme, elle est traitée comme tout le monde."
 
À Raivavae, île d’un peu plus de 900 âmes, ce sont surtout les malaises ou insuffisances cardiaques qui font le quotidien de ces soldats du feu.
 
 
Rédaction web avec Jeanne Tinorua-Tehuritaua







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