SOCIÉTÉ

Tahiti valeurs : les grévistes font appel au haut-commissariat pour que la réglementation soit respectée


Mardi 5 Février 2019 à 10:55

SOCIAL - Les 20 grévistes de la société Tahiti valeurs ont rencontré le directeur de cabinet du haut-commissaire. Leur but : dénoncer le non-respect de la réglementation. A ti'a i Mua estime que si la société continue à tourner sans 20 des 27 convoyeurs, c'est que "des écarts sur la réglementation ont été faits."


Les grévistes étaient ce mardi matin devant le haut-commissariat. Crédit Tahiti Nui Télévision
Les grévistes étaient ce mardi matin devant le haut-commissariat. Crédit Tahiti Nui Télévision
Le mouvement de grève débuté le 17 décembre chez Tahiti valeurs se poursuit. Ce mardi, les grévistes se sont installés devant le haut-commissariat. Ils ont pu rencontrer le directeur de cabinet de René Bidal : "L'État est à notre écoute. On a soulevé les problèmes qu'on rencontre (...) On reste confiants sur les procédures qu'ils vont entamer", assure Hiti Van Cam, convoyeur de fonds et délégué syndical. Le transport de fonds est régi par le Code de la sécurité intérieure, qui dépend de l'Etat. 

Les syndicats demandent le respect des textes en vigueur. Après plus d'un mois de grève, l'entreprise continue de fonctionner sans 20 des 27 convoyeurs de fonds. Des salariés d’autres filiales effectuent le travail des grévistes, et l’argent coule toujours des distributeurs. "Ils utilisent des véhicules banalisés, et ils ont le droit, mais dans des circonstances qu'ils doivent respecter, comme l'utilisation de valises sécurisées" expliquait à la mi-janvier Hiti Van Cam. Mais sans la carte professionnelle de convoyeur, ces "remplaçants" ne peuvent transporter que des billets, pas des pièces.  

Les grévistes ont donc dénoncé cette situation ce mardi au haut-commissariat."On était là parce qu'il y a des problèmes de réglementation. La société ne peut pas tourner avec 7 salariés donc forcément il y a des écarts sur la réglementation qui ont été faits, explique Yves Laugrost de A ti'a i Mua.  Les salariés ont respecté la réglementation donc on aimerait que les employeurs les respectent aussi. (...) Le haut-commissariat nous a dit qu'il serait attentif au respect de la réglementation. (...) On a vu passer des camions surchargés, on sait qu'il y a des entreprises qui ont demandé à ses salariés de déposer de l'argent. Nous avec A Ti'a i Mua on a pu bloquer un certain nombre de choses mais il n'y a pas que les entreprises où il y a des syndicats..." 

Après plus d'un mois de grève, les salariés ne savent pas s'ils tiendront encore longtemps... 


Rédaction web (Interviews : Tamara Sentis)



 






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