SOCIÉTÉ

Rentrée scolaire : encore 20 postes à pourvoir dans le second degré


Mardi 21 Août 2018 à 13:27 | Lu 6698 fois

EDUCATION – Le 16 août dernier, la Direction générale de l’éducation et des enseignements de Polynésie française a publié un appel à candidatures pour trouver des professeurs dans plusieurs matières, dont les mathématiques et les lettres modernes. Le dernier jour pour candidater est ce mardi.


Une rentrée des professeurs au collège de Paea. (Crédit photo : archives TNTV)
Une rentrée des professeurs au collège de Paea. (Crédit photo : archives TNTV)
20 professeurs de second degré manquent à l’appel en Polynésie française. Le jour de la rentrée, le 16 août dernier, la Direction générale de l’éducation et des enseignements (DGEE) a publié un appel à candidatures pour recruter des enseignants en contrat à durée déterminée (CDD).

Thierry Delmas, directeur de la DGEE, expose : "Cet appel à candidature est une nécessité car nous n’avons pas pu employer de nouveau les CDD de l’an dernier. Nous avons renouvelé une grande partie de notre vivier de professeurs, mais certaines disciplines sont en tension…"

> 14 matières sans professeurs

Plus d’une dizaine de matières n’ont pas de professeurs : anglais, arts-plastiques, chinois, éducation musicale, espagnol, hôtellerie, lettres modernes, mathématiques, sciences physiques et chimie, sciences de la vie et de la terre, tahitien-français, technologie ou encore vente.

Le jour de la rentrée, cette annonce a surpris. Thierry Delmas, directeur de la DGEE, se défend : "Ces disciplines nous ont amenés à faire des démarches auprès du Sefi et via un appel à candidatures. Chaque année, nous recrutons 80 personnes en CDD. Il reste 20 contrats à finaliser. C’est moins de 1% des enseignants qui sont sur le terrain…"

> Une impossible titularisation

Pourquoi ne pas avoir titularisé d’anciennes personnes en CDD ? Selon le directeur de la DGEE, cette démarche priverait d'un poste des étudiants polynésiens qui vont bientôt obtenir leur Capes (Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré). 

Thierry Delmas ajoute : "Si, en parallèle, nous titularisons des gens qui ont un master mais qui n’ont pas le Capes, nous allons bloquer des postes pour des jeunes qui sont eux dans une démarche de formation pour passer le concours. C’est important de laisser ces postes en CDD…"

> Fin de l’appel à candidatures

L’appel à candidatures lancé le 16 août prend fin ce mardi 21 août. La DGEE devra retenir les candidats potentiels avant validation par les services du vice-rectorat. Le directeur assure : "Il n’est pas question d’envoyer des personnes non qualifiées devant les élèves."

Pour pallier à cette pénurie de professeurs, notamment dans les îles, l’Education accepte quelques candidats qui ont le niveau licence, à défaut du master demandé.

Ces derniers suivent des stages d’adaptation à l’emploi avant de passer un entretient avec les inspecteurs de l’éducation. Thierry Delmas précise : "Il y a une marge qui existera toujours. Il y a des postes en temps partiel dans les îles éloignées où on ne peut pas mettre de titulaires…"
 
Rédaction web avec Laure Philiber et Esther Parau-Cordette 


Un manque d’AVS et des élèves en mal de formation

Lundi, Radio 1 a révélé que des élèves en situation de handicap, scolarisé dans le secteur privé, n’avaient toujours d’auxiliaire de vie scolaire (AVS). Pour ces jeunes, cela représente un énorme problème car ils ne peuvent parfois pas se déplacer, porter leur sac ou prendre des notes. Thierry Delmas, directeur de la DGEE, est au fait de cette problématique. Il explique : "Nous avons plus de 80 AVS sur le territoire. La majorité est affectée. Il reste le cas de 5 AVS qui n’ont pas d’affectation dans l’enseignement privé. Nous sommes en train de régler le problème. Il y a une convention entre l’éducation et l’enseignement privé qui devrait être signée…"

Autre difficulté pour cette rentrée scolaire : le manque d’affectation de certains étudiants post-bac. La DGEE organise une grande réunion à son siège mardi 28 août pour trouver des solutions. Les bacheliers et étudiants qui n’ont pas de solutions, peuvent venir se faire connaître et rencontrer les conseillers-psychologues de l’Education. Le directeur de la DGEE : "Le travail que nous on doit faire, c’est de mettre en phase les aspirations et les capacités des élèves avec les places disponibles… Nous essayons de trouver des solutions."








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