SOCIÉTÉ

Ramassage scolaire : une mère dénonce les agissements d’un chauffeur de bus


Samedi 27 Janvier 2018 à 15:42 | Lu 5827 fois

TRANSPORT – Luc Faatau, ministre de l’Equipement, a annoncé qu’il souhaitait améliorer les transports scolaires de l’île de Tahiti et notamment le comportement du personnel. Les incidents ne sont pas en rares. Cette semaine encore, une collégienne a été laissée au bord de la route, à plusieurs kilomètres de chez elle.


(Photo d'illustration)
(Photo d'illustration)
L’inquiétude a laissé place à la colère chez Laurence, maman d’une collégienne de Punaauia. Ce mardi, sa fille a été laissée en bord de route, à Paea soit plus de cinq kilomètres de chez elle, par le bus scolaire. Un incident qui intervient la semaine où le ministre de l’équipement Luc Faatau indiquait qu’il souhaitait améliorer les transports en commun et notamment le comportement du personnel.

Laurence, la maman, explique :

« Ma fille de 11 ans et demi, scolarisée au collège de Punaauia, a demandé à être arrêtée la station Mobil. Mais elle a omis de dire celle de Punaauia. Le chauffeur la laisse à la station de Paea. Quand ma fille s’en est rendue compte, elle en a fait part au chauffeur. »

Problème : cette dernière décide de continuer sa route. Elle incite la jeune fille à attendre un autre bus pour rentrer chez elle et la laisse en bord de route. Une situation que la maman ne comprend pas.

« Elle ne s’est pas souciée de savoir si elle avait un téléphone pour me joindre, si elle avait de l’argent. Tout cela a cinq kilomètres de chez elle… »

Après plusieurs minutes d’attente en bord de route, une personne qui connaît la collégienne la voit au bord de la route et décide de la ramener chez elle. Un soulagement pour Laurence. Mais le lendemain, un autre incident intervient. Laurence détaille :

« Jeudi, ma fille a repris le bus avec le même chauffeur. Elle a été pointée du doigt par le chauffeur et traité d’idiote. J’ai récupéré une enfant en larmes et humiliée. »

Le lendemain, la collégienne a eu peur de retourner au collège. Un conseiller de vie scolaire a dû la rassurer pour qu’elle puisse retourner en classe.

Laurence, encore sous le choc, compte porter plainte et espère que de telles situations ne se reproduiront plus, envers sa fille ou envers d’autres enfants.

Contactée, la société de transport TCCO a assuré que le chauffeur serait convoqué par sa direction afin de donner sa version des faits. Pour avoir laissé un enfant sans surveillance, la salariée risque le licenciement.

Rédaction web avec Tamara Sentis et Mata Ihorai

Laurence, la maman








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