CULTURE

Pour vous, le ori tahiti est devenu un business


Samedi 3 Décembre 2016 à 10:29 | Lu 1813 fois

DANSE - La question de la semaine concernait le ori Tahiti, et interrogeait nos internautes sur le fait de savoir si à leur avis, le ori Tahiti était devenu un business en Polynésie et à l'étranger. Vous avez été nombreux à réagir et abonder dans ce sens. Pour beaucoup d'entre vous, la danse tahitienne est devenu un business.


Crédit photo: Mike Leyral
Crédit photo: Mike Leyral
"C'est devenu un business, et c'est une bonne chose de faire connaître notre culture, notre danse dans le monde". "Aujourd'hui tout est business. Ce n'est pas que la danse. C'est la modernité en fait." "Les étrangers viennent ici pour apprendre à danser, et après ils retournent chez eux pour enseigner et faire du business". Voila une partie des réactions recueillies lors d'un micro trottoir et sur notre page FaceBook.

Ces derniers temps bon nombre d'étrangers viennent à Tahiti apprendre le ori, du moins ses bases. De plus, le ori tahiti s’exportent très bien. Rien qu’au Japon, selon la fédération Ori Tahiti, il y aurait 300 000 pratiquants. Plus que d'habitants en Polynésie. Aux Etats-Unis et au Mexique, ils sont également des milliers à pratiquer cet art, même si pour le conservatoire certains pratiquent un ori qui s'apparenterait plus à de la gymnastique rythmique.

En Polynésie, le Heiva des écoles, haut-lieu de la transmission du savoir, n’a cessé de prendre de l’ampleur depuis sa création il y a 22 ans. De trois écoles à ses débuts, il a rassemblée en juin-juillet dernier 35 établissements, ce qui représente des milliers de jeunes et d’adultes danseurs.

Dans le privé, les élèves payent leurs cours entre 5000 à 10 000 francs par mois. Certaines formations accueillent plus de 500 élèves. Au conservatoire, c’est 36 000 francs l’année pour les 800 élèves inscrits.

En octobre dernier, le ministre de la Culture, Heremoana Maamaatuaiahutapu,  a été reçu à Paris par la ministre des Outre-Mer et la ministre de la Culture. Il a manifesté sa volonté de présenter, à moyen terme, au nom du Pays, un dossier de classement du Ori Tahiti. Il est question de protéger et de codifier les pas.

Mais la démarche s’annonce difficile. Le ministère de la Culture a missionné le conservatoire, ses services et la fédération de Ori Tahiti pour définir précisément les pas, les mouvements, les rythmes ou encore les chants. Et c’est là où le bât blesse. Comme nous le savons le ori Tahiti a des connotations érotiques. Ses codifications peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes. Ce n’est pas pour rien, que les missionnaires l’ont banni.
 
Rédaction Web avec Esther Parau-Cordette

L'édito d'Esther Parau-Cordette








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