MONDE

Nouvelle-Calédonie : le parti Calédonie Ensemble soupçonné d'emplois fictifs


Lundi 8 Avril 2019 à 10:59

PACIFIQUE - Le parti Calédonie Ensemble (CE) est visé par une enquête portant sur des soupçons d'emplois fictifs, qualifiée par ses dirigeants de "bidouille politico-judiciaire", a-t-on appris lundi auprès du parquet de Nouméa et de la formation non indépendantiste.


Philippe Michel, président de la province Sud et secrétaire général de CE figure parmi les gardés en vue dans le cadre de cette enquête. Source photo : https://www.province-sud.nc
Philippe Michel, président de la province Sud et secrétaire général de CE figure parmi les gardés en vue dans le cadre de cette enquête. Source photo : https://www.province-sud.nc
Cette affaire avait déjà donné lieu en décembre dernier à une perquisition dans les locaux de CE, principal parti de la droite loyaliste calédonienne.
Elle concerne une vingtaine de personnes employées comme collaborateurs d'élus de la province Sud et du Congrès mais qui auraient travaillé au bénéfice du parti Calédonie Ensemble, lors des élections législatives de 2017.       
  
Le procureur de la République de Nouméa, Alexis Bourox, a confirmé lundi à l'AFP que "5 gardes à vue étaient intervenues sur commission rogatoire du magistrat instructeur, la dernière semaine de mars". De nombreuses personnes ont par ailleurs été entendues sans qu'aucune mise en examen ne soit pour l'heure intervenue, a-t-on indiqué de même source.     

Philippe Michel, président de la province Sud et secrétaire général de CE et Roger Kerjouan, secrétaire général de la collectivité, figurent parmi les gardés en vue dans le cadre de cette enquête, qui survient à quelques semaines des élections provinciales du 12 mai prochain.      

"Comme par hasard....Il s'agit d'une petite bidouille politico-judiciaire en pleine campagne électorale", a dénoncé M.Michel devant la presse. Il a affirmé qu'une "dénonciation calomnieuse" d'élus rivaux de droite avait déclenché les investigations.     
Il a en outre déclaré que "le dossier de l'emploi des collaborateurs politiques dans les institutions avait déjà été tranché par une ordonnance de non-lieu rendue en juillet 2014 au terme de quatre années de procédure" sur une autre affaire d'emploi fictifs présumés.
"Les juges avaient alors considéré comme illusoire d'exiger de militants politiques embauchés en tant que tels de justifier d'une activité par nature multiforme et invérifiable, au profit de leur parti", a fait valoir Philippe Michel.
Avec AFP






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