SOCIÉTÉ

Marotea Vitrac fait revivre les anciennes variétés de canne à sucre


Jeudi 21 Février 2019 à 14:47

DOSSIER DE LA RÉDACTION - La canne à sucre était autrefois l’une des plantes alimentaires les plus importantes en Polynésie, mais les plantations ont cessé d’exister durant plusieurs décennies. Aujourd’hui, la canne à sucre renaît par le biais de la rhumerie de Marotea Vitrac. Il nous emmène au cœur de son activité, où il a fait le pari de faire revivre les anciennes variétés de canne à sucre.


Dans sa distillerie de Paea, Marotea Vitrac nous fait découvrir son rhum à "la belle robe paille". Cet alcool au profil si particulier, Marotea l’obtient grâce à la qualité de sa canne à sucre, qu’il fait pousser sur plus de 2 hectares sur les hauteurs de Mitirapa, à Toahotu.
 
"Aujourd’hui dans ce champ, il y a douze variétés, explique-t-il, mais il y en a certainement plus. À Tahiti, Moorea, Taha’a et Raiatea, on a découvert qu’il y avait beaucoup de variétés. Certaines qui pouvaient être des dérivations de variétés, donc des cultivars de variétés. Mais globalement, on s’est surtout aperçu qu’on avait des espèces très différentes entre les espèces hybrides qui sont des cannes sucrières et des espèces nobles qui sont leurs ancêtres. Et donc on a encore toutes les espèces qui sont encore présentes à Tahiti."
 
Pour faire pousser toutes ces variétés, Marotea utilise une agriculture biologique qu’il a appris à maîtriser. Il va même plus loin dans sa démarche. Dans son champ expérimental du côté de Paea, il étudie les avantages et les inconvénients des principales variétés de canne à sucre qu’il souhaite exploiter.
 
Son idée est d’associer la culture d’une variété ancestrale à celle qu’une espèce hybride afin d’optimiser leur productivité. Le jeune entrepreneur prépare même un doctorat à l’université de la Polynésie française, au sein du laboratoire "Ecosystèmes insulaires océaniens (UMR-241 EIO)", pour améliorer les connaissances sur ce type d’agriculture.
 
En attendant, son exploitation lui demande un certain investissement. Il emploie quatre personnes deux semaines par mois pour entretenir ce domaine qui lui coûte chaque année 2 millions de Fcfp par hectare.
 
C’est tout juste s’il parvient à en tirer quelques bénéfices, mais pour que son entreprise soit rentable, il lui faut de nouveaux outils. Marotea a donc lancé une collecte sur la Toile pour financer un tracteur plus performant et un alambic à colonne de 100 litres.
 
Rédaction web avec Brandy Tevero







Dans la même rubrique :
< >

SOCIÉTÉ | Miss France 2019 | Hura tapairu 2018 | FAITS DIVERS | CULTURE | BUZZ | MONDE | SPORT | POLITIQUE | HEIVA 2018 | Hawaiki Nui | Beach soccer | Tahiti Pro Teahupoo | Digital Festival Tahiti | Mister Tahiti | Festival des îles | RECORD DU MONDE UKULELE | FenuaHeroes | Pharmacies et Médecins de Garde | L'IMAGE DE LA SEMAINE | EMISSION WEB | VA'A PORTRAITS | TAHITI VA'A 2018 | Européennes 2019