SOCIÉTÉ

(MAJ) Les maires remettent en question l'Autorité de la Concurrence


Mercredi 2 Août 2017 à 07:50 | Lu 1065 fois

TRANSPORT - Selon les maires des Raromatai, la desserte maritime des Iles sous le Vent serait contrariée suite à la décision rendue par l’AC qui autorisait la prise de contrôle exclusif des sociétés compagnie française maritime de Tahiti CFMT et Vaipihaa par la société Emar, sous réserve que celle-ci cède un navire sur la ligne Tahiti / Îles Sous-le-Vent et un sur la ligne entre Tahiti / Tuamotu Est et les Gambier, afin de rétablir une concurrence suffisante sur les marchés en cause. Ce à quoi, la Société Emar n'a pas donné suite.


Illustration: TNTV
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Réunis avec le Haut-commissaire et le gouvernement lundi après-midi, les maires des Raromatai, celui de Maupiti, Woullingson Raufauore en tête, réclament que le Pays minimise les pouvoirs de l’autorité de la concurrence. Ceux-ci souhaitent qu'on lui confère un avis simplement consultatif et non plus exécutoire. Ils veulent que l’Assemblée examine la question.

"Nous manquons de desserte maritime aux Îles-Sous-Le-Vent, plus précisément dans la commune de Maupiti. Il y a un investisseur qui veut se lancer, et nous voudrions que Îles-Sous-Le-Vent, ne soient pas oublié. Nous ne pouvons pas créer d'économie dans nos archipels, si l'on ne met pas en place une desserte maritime convenable afin de desservir l'ensemble des Îles-Sous-Le-Vent.", explique Woullingson Raufauore, maire de Maupiti, qui poursuit, "Nous avons demandé au Pays que ce soit lui qui prenne la décision finale concernant des projets de cette nature-là, et non plus l'Autorité de la Concurrence".

On l'a compris, pour Woullingson Raufauore, c'est la décision de l'Autorité de la Concurrence qui bloque une éventuelle desserte de Maupiti. Ce que conteste Jacques Merot, président de ladite Autorité, qui estime qu'il n'y a pas de lien entre la décision rendue par l'AC et l'absence actuelle de desserte vers Maupiti.

"La décision que nous avons rendue, ne portait que sur le fret sur la zone interinsulaire des Raromatai, et en aucun cas sur le transport de passagers sur Maupiti. (…) Il y a un mélange qui est fait dans la communication des élus et peut-être dans celle du groupe Emar, pour lier les deux choses."

"Il n'y a pas de lien entre les deux choses." estime-t-il, poursuivant, "Rien n'empêche par exemple, la création d'une ligne entre Raiatea et Maupiti pour transporter fret et passagers, puisque aujourd'hui, il n'existe rien. Quand il y a une création, il suffit de demander une licence au ministère des Transports, et nous, nous n'avons pas à autoriser ou pas, vu que c'est une création. Il n'y a ni fusion, ni concentration. Nous n'avons rien à voir dans ce dossier, et nous pensons que c'est une très bonne chose si cette liaison voit le jour. Notre rôle est de préserver la concurrence, et là concernant notre décision, il n'y a rien qui empêche la Brasserie de créer une ligne entre Raiatea et Maupiti". Et de conclure, "Tant que l'on est en création, nous n'avons pas à intervenir."

Jacques Merot, n'en démord pas: "il y a un mélange qui est fait entre les deux opérations qui n'est pas raisonnable, et nous n'avons pas donné d'avis défavorable, on a rendu une décision favorable avec des aménagements. Si la société concernée n'a pas donné suite, c'est son affaire et son droit le plus strict, et aujourd'hui, rien ne l'empêche, si elle le souhaite de créer une ligne qui transporte fret et passagers vers Maupiti".
 
Rédaction Web







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