SOCIÉTÉ

Lutte contre le réchauffement climatique : les chefs d'états du Pacifique veulent "une feuille de route"


Vendredi 7 Septembre 2018 à 10:30 | Lu 1517 fois

INTERVIEW - De retour du 49ème Forum des îles du Pacifique, Edouard Fritch, le président de la Polynésie, était sur le plateau de TNTV jeudi soir.


(Crédit photo : TNTV)
(Crédit photo : TNTV)
Revenons sur la déclaration de Boe qui concerne la sécurité et la lutte contre les trafics dans le Pacifique. Est-ce que c’est une opportunité pour la Polynésie ?

Oui, bien sûr. Cet accord fait suite à un accord précédent que nous avons signé aux Samoa, il change de nom mais porte sur les moyens à mettre en œuvre pour la sécurité nationale et régionale. Le souci principal est de tout faire pour que la sécurité soit assurée pour ces populations, c’est les conséquences de la lutte contre le réchauffement planétaire et contre le trafic de stupéfiants. Ce sont différents sujets qui mettent à mal la vie des populations qui fait l’objet de cet accord.

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Concernant le réchauffement climatique, on observe que rien n’avance, surtout du côté des Etats-Unis. Chaque année, ce sont les mêmes inquiétudes soulevées par les états du Pacifique…

C’est un volet de cet accord de Boé, petite commune de Nauru. Les chefs d’états du Pacifique demandent que soit mise en place une véritable feuille de route pour la lutte contre le réchauffement climatique. Effectivement, le souci aujourd’hui, c’est le retrait des Etats-Unis de ces accords. Nous avons eu la chance, ils ont envoyé un ministre en fonction qui est venu expliquer les difficultés des Etats-Unis vis-à-vis de ces accords de Paris. En promettant que dans l’année qui va avenir, des aménagements seront proposés par les Etats-Unis.


Les réfugiés "vivent comme des habitants de Nauru"

Comment avez-vous perçu l’ambiance à Nauru avec les camps de réfugiés, certains vivent dans des conditions indignes, et notamment les journalistes qui n’avaient pas le droit d’aller interroger ces réfugiés ?

C’était une convention passée entre la République de Nauru et les médias. Effectivement, vous savez qu’il faut un visa pour aller à Nauru. Les conditions étaient de ne pas faire de reportage ou d’interviewer ces réfugies. Mais j’ai vu des réfugiés partout en ville. Ils sont en ville. Ils vivent comme les habitants de Nauru, ils travaillent dans les stations-essence, dans les magasins. Ce sont les gens que le président de Nauru essaye d’intégrer à la population, ils sont là pour un an. Ce sont des gens qui sont appelés à vivre…

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Il y en a qui sont là depuis plus longtemps…

Bien sûr. Je n’ai pas senti de malaise entre la population de Nauru et les réfugiés. D’ailleurs, j’ai vu un Tahitien qui vit à Nauru et qui vit en plein milieu de réfugiés. Les logements de ces derniers étaient en ville et ils vivent avec la population de Nauru. Ça se passe tout à fait bien.






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