SOCIÉTÉ

Lévothyrox : la société française d'endocrinologie rassure


Lundi 28 Août 2017 à 11:42 | Lu 8216 fois

SANTE - Face à la polémique sur le lévothyrox, la SFE explique pourquoi la formule du médicament a été modifiée et rassure sur les symptômes ressentis par les patients.


Crédit :LAURENT FERRIERE / HANS LUCAS / AFP
Crédit :LAURENT FERRIERE / HANS LUCAS / AFP
Une polémique a récemment éclaté au tour du lévothyrox, utilisé en traitement de l'hypothyroïdie. La nouvelle formule de ce médicament, mise en circulation en mars 2017, a entraîné de nombreuses plaintes, concernant ses effets secondaires. Une pétition a même été lancée sur la toile, signée par plus de 160 000 personnes à ce jour et réclamant le retour à l'ancienne formule. 

Ce lundi, le docteur Jean-Louis Boissin, endocrinologue au fenua, fait parvenir aux médias une note de la société française d'endocrinologie (SFE). La SFE explique que la formule du Lévothyrox a été modifiée  à la demande de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament. "Il pouvait exister des différences de quantité en lévothyroxine non seulement d’un lot à l’autre de Lévothyrox® mais aussi au cours du temps pour un même lot. Ces fluctuations pouvaient être à l’origine de perturbations de l’équilibre thyroïdien chez certains patients".
Le lactose a été supprimé de la nouvelle formule et remplacé par "du mannitol et de l’acide citrique anhydre, excipients communément utilisés dans la composition des médicaments et dans le domaine alimentaire". "Le mannitol, contrairement au lactose, est dépourvu d’effet notoire à la dose où il est présent dans les comprimés et ce quel que soit le dosage du Lévothyrox®", souligne la SFE.

Concernant les symptômes rapportés par les patients, la SFE explique qu'ils sont le plus souvent "peu spécifiques (fatigue inhabituelle, sensation de ralentissement général, troubles du transit, variations de poids, perte de cheveux, vertiges ou étourdissements, palpitations, bouffées de chaleur, troubles du sommeil, crampes …)."
"La nature de ces symptômes ne diffère pas de celle rapportée avec l’ancienne formule", estime la SFE qui conseille aux médecins de rappeler à leurs patients :
-"de ne pas arrêter leur traitement
- De ne pas envisager une substitution par une autre forme d’hormonothérapie thyroïdienne, sauf indication claire
- Devant la persistance de signes cliniques, le patient doit reprendre contact avec son médecin. Ce dernier évaluera la nécessité ou non d’un contrôle du bilan thyroïdien
- Un contrôle hormonal sera réalisé au minimum 6 à 8 semaines après le changement ou l’adaptation (4 semaines pour la femme enceinte). Ce contrôle comprendra une mesure de TSH pour une hypothyroïdie d’origine périphérique, pathologie la plus fréquente ; les dosages de T3 et T4 libres sans mesure de TSH ne seront réalisés que dans le cadre d’une pathologie hypophysaire.
-  Devant une perturbation du taux de TSH, une prise en charge habituelle devra être mise en oeuvre avec une adaptation de la posologie du Lévothyrox® si besoin.
- En présence d’une TSH normale, même si les signes persistent, il n’y a pas lieu de redoser la TSH.
- En cas de déficit central, l’adaptation sera réalisée après avis spécialisé."

La Polynésie comptent de nombreux malades de la thyroïde. Le cancer du corps thyroïde est reconnu comme maladie consécutive à l'exposition aux radiations. 
Rédaction web 







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