SOCIÉTÉ

Les syndicalistes annoncent un durcissement du mouvement


Mardi 6 Mars 2018 à 13:55 | Lu 6268 fois

SOCIAL - 2500 personnes, selon la police, ont répondu à l'appel de l'intersyndicale : elles ont marché dans les rues de Papeete ce matin. Une manifestation pour demander le retrait de la loi réformant la protection sociale généralisée, dans sa forme actuelle.


Crédit: Tahiti Nui Télévision
Crédit: Tahiti Nui Télévision
L'intersyndicale attendait 10 000 participants, elle en a dénombré 6 000 et les forces de l'ordre 2 500. Mais, selon les syndicats, d'autres grévistes sont restés sur les piquets de grève dans les communes et dans les entreprises. Les représentants syndicaux se disent fiers de voir que "le monde du travail se mobilise" pour cette cause.

Des grévistes qui estiment ne pas être entendus, et qu'on leur ment. Pour Vatea Heller, de la Confédération des syndicats des agents communaux, "on met en place des mesures pour alléger les patrons, pour créer de l'emploi. L'emploi ne vient pas, donc la CPS est en difficulté ". Ils demandent donc que la réforme de la PSG soient suspendue. Les syndicats veulent participer aux discussions autour de cette réforme et décider avec le gouvernement de la forme qu'elle devra prendre.

Vatea HELLER, vice-président de la Confédération des syndicats des agents communaux


Ils annoncent un durcissement du mouvement sur des sites stratégiques comme les aéroports, le port de Papeete, les communes... Et pour faire pression sur le gouvernement, ils menacent de paralyser Papeete ce jeudi, en plaçant des piquets de grève aux entrées de la capitale. Papeete sera une ville morte, a précisé le secrétaire général de la CSTP-FO, Angelo Frebault : "il n'y a plus d'activité, il n'y a plus de circulation, il n'y a plus rien". Jeudi n'est pas choisi par hasard : la loi sera présentée à l'Assemblée ce jour-là.

Ces blocages inquiètent le gouvernement "c'est 4 ans de la reconquête de la confiance qui sont foutus en l'air, je suis très inquiet effectivement des conséquences qu'il peut y avoir derrière " nous a confié Edouard Fritch, en pleine visite à Faratea, à Taravao. Le président dit ne pas vouloir la mort du travailleur : "ce n'est pas mon intérêt car c'est eux qui contribuent à la bonne marche de l'économie"
 

Edouard Fritch, Président de la Polynésie française









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