SOCIÉTÉ

Les deux-roues impliqués dans plus de la moitié des accidents mortels en Polynésie


Mardi 20 Novembre 2018 à 16:00 | Lu 317 fois

SÉCURITÉ ROUTIÈRE - Avec l’accident survenu dans la nuit de samedi à dimanche, les autorités appellent à nouveau à la prudence. La victime était au guidon d’un scooter. Malgré la prévention, les usagers de deux roues représentent 58% des accidents mortels depuis le début de l’année.


(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)
(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)
Le bilan des morts sur les routes polynésiennes ne cesse de s'alourdir depuis le début de l'année. Dimanche dernier, un jeune scootériste est mort à Titioro  en percutant un ami qui roulait également à scooter. Sur les 31 personnes mortes sur les routes depuis le début de l’année, 18 circulaient en deux-roues (vélos, cyclomoteurs et motocyclettes) dont 12 en 50 cm3. Et ces 12 victimes étaient toutes des hommes de plus de 25 ans.

>>> Voir aussi : Vidéo - Vos pistes de solution pour limiter le nombre de morts sur les routes

Sur les 86 accidents comptabilisés en zone gendarmerie, la responsabilité des conducteurs de 50 cm3 est engagé dans les deux tiers des cas. "Les deux-roues prennent plus de risques, mais il ne faut pas stigmatiser non plus. Conduire un deux-roues est peut-être un peu plus risqué que de conduire une voiture mais quelqu'un qui respecte le code de la route et est bien équipé n'a pas de souci à se faire. Tant qu'il ne remonte pas les files de véhicules à toute vitesse et qu'il ne coupe pas la route sans le signaler..." explique le capitaine Sylvain Vigneux, officier adjoint de sécurité et circulation routières de la gendarmerie.

Cyclo ou moto, le deux-roues motorisé est un moyen de transport certes pratique dans le trafic, mais il reste l’un des plus dangereux. Les acteurs de la prévention routière insistent sur deux points importants : anticiper et prévenir. Car sur la route, le danger demeure.
"Un deux-roues est beaucoup moins visible qu'un truck ou un bus. (...) Il faut être vigilent en permanence. Et la problématique liée au fenua est qu'il n’y a qu’une route et il faut donc la partager avec les voitures, les piétons, les vélos, les bus…. Chacun doit y mettre du sien pour respecter les autres" poursuit Sylvain Vigneux.

>>> Voir aussi : Vidéos - 30 morts sur les routes : quelles solutions pour changer les comportements ?

Selon les analyses, l’alcool est présent dans un accident mortel sur trois. Et sur les 18 personnes mortes en deux-roues cette année, quasiment une victime sur 5 ne portait pas de casque ou n’avait pas attaché son casque. Des facteurs de risques liés uniquement au comportement des conducteurs de deux-roues. "Les jeunes de moins de 25 ans payent un lourd tribut sur les accidents. On retrouve chez eux de l'insouciance, des comportements à risque... Et du côté des plus de 25 ans, ils roulent sans doute moins vite mais il y a plus des problèmes de casques non attachés, des problèmes liés à l'alcool, de prises de stupéfiants" précise le capitaine. Particulièrement exposés aux dangers, de nombreux conducteurs de scooters ne possèdent aucun équipement complémentaire : blouson et pantalon renforcé, chaussures fermées…

Les forces de l’ordre enregistrent en moyenne 500 infractions par an pour les deux-roues.
 
Rédaction web avec ​Thomas Chabrol







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