SOCIÉTÉ

Les Dreamliners d'Air Tahiti Nui pas équipés pour les évacuations sanitaires en civière


Jeudi 16 Mai 2019 à 17:33

ASSEMBLÉE DE LA POLYNÉSIE - Les évacuations sanitaires à bord des dreamliners d’Air Tahiti Nui sont remises en question par la sénatrice Lana Tetuanui,. Ce jeudi matin, à sa demande, une entorse au règlement intérieur a été acceptée pour que l’élue prenne la parole lors de la séance des questions orales. Lana Tetuanui interpelle le pays sur l’impossibilité d’embarquer actuellement une civière à bord des nouveaux appareils de la compagnie.


Le Dreamliner d'ATN. Image d'archives présidence de la Polynésie
Le Dreamliner d'ATN. Image d'archives présidence de la Polynésie
C’est une question que la parlementaire souhaitait absolument poser au gouvernement avant de repartir ce jeudi soir en métropole. Les Boeing dreamliner d’Air Tahiti Nui ne peuvent pas embarquer de civière entre la métropole et la Polynésie. "J'ai été interpellée à Paris pas plus tard que la semaine dernière, puisqu'il y avait des membres de la famille d'un malade hospitalisé à Paris qui ont voulu ramener leur père, leur frère ici en Polynésie parce que les médecins leur ont dit qu'il vivait ses derniers jours. Et là, on a découvert que nos appareils ne peuvent pas transporter les malades en civières. Le pire c'est l'issue dramatique : ce malade polynésien est décédé ce week-end passé", raconte Lana Tetuanui.

 

En vidéo, l'interview de Lana Tetuanui

La parlementaire a tiré la sonnette d’alarme. En séance à l'assemblée, le ministre de la Santé a reconnu que le transport de matériel médicalisé a été mal anticipé lors de la transition entre les anciens appareils Airbus et les dreamliner de Boeing . Des premiers soucis techniques avaient été signalés pour le transport de couveuses entre Papeete et la Nouvelle-Zéllande. Pour les civières, la compagnie au tiare doit obtenir une certification, mais le délai d’obtention prend plusieurs mois.

En vidéo, l'interview de Tony Geros

Comment faire alors en cas d’évacuation sanitaire urgente nécessitant ce matériel médicalisé ? La CPS doit-elle passer une convention avec une autre compagnie aérienne ? Les moyens des forces armées peuvent-ils être utilisés ? Le président du groupe Tavini souhaite que l’assemblée se penche rapidement sur la question : "Devant la fréquence de ce genre de problème, je pense qu'on devrait étudier avec la firme Boeing aujourd'hui, l'éventualité de pouvoir répondre à cette prestation. 20 000 km ce n'est pas la porte à côté et pour amener un malade rapidement sur Paris à travers le transport aérien dont on dispose, nécessite que le gouvernement s'y atèle très rapidement pour voir comment on pourrait obtenir la certification", estime Tony Geros. 

Sur les cinq dernières années , 70 % des transferts de malades ont été réalisés vers la métropole, contre 30 % vers la Nouvelle-Zélande.
 
Rédaction web avec Thomas Chabrol







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