SOCIÉTÉ

Le rapport qui dérange


Samedi 20 Janvier 2018 à 19:36 | Lu 3164 fois

NUCLÉAIRE - Selon un article du Parisien, une étude menée sur des enfants polynésiens descendants des vétérans du CEP ( Centre d'Essais du Pacifique) laisse entendre que les essais atmosphériques menés en Polynésie entre 1966 et 1974, ont eu des répercussions génétiques.


Le rapport en question a été rédigé par le Dr Christian Sueur, responsable jusqu'en décembre 2017 de l'unité de Pédopsychiatrie du Centre hospitalier de Polynésie française. Dans ce document, que la rédaction du "Parisien" a pu se procurer, le Dr Christian Sueur parle "d'anomalies parfois couplé&es à des retard mentaux chez de nombreux enfants". Ses observations seraient le fruit de recherche cliniques et de consultations menées entre 2012 et 2017 dans les cinq archipels de Polynésie française, en particulier aux Tuamotu et aux Gambier, zone la plus touchée par les retombées radioactives des 46 essais atmosphériques menés à Moruroa et Fangataufa. 

Parmi les 271 enfants, examinés pour des troubles envahissants du développement, 69 présenteraient des anomalies morphologiques et/ou des retards mentaux. Le médecin parle de pathologies liées à des déficiences génétiques, qui pourraient être des effets secondaires des retombées radioactives subies par leurs grands-parents.  Des déficiences transmises de générations en générations. 

La majorité de ces enfants seraient des descendants de vétérans des essais nucléaires et leurs parents seraient nés au cours des années où ont été réalisés ces essais. Il semblerait que 70% de ces enfants aient des parents, ou des frères et soeurs qui auraient développé leucémies, cancer du sein ou encore de la thyroïde, des pathologies qui pourraient être liées aux retombées radio-actives.

A Tureia, aux Tuamotu par exemple, un enfant sur 4 serait atteint d'un cancer de la thyroïde selon le Dr Sueur et de jeunes adultes seraient décédés dans la trentaine ou auraient développé une pathologie héréditaire.  Et à Reao, toujours dans le même archipel, près de 10 % de la population serait porteur d'une maladie radio-induite.

Le Dr Christian Sueur, étonné par cette concentration de cas, aurait alerté, il y a quelques années de cela les autorités, mais sans effet.

 







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