SOCIÉTÉ

Le foyer Pu O te Hau un « havre de paix pour les femmes qui subissent des violences »


Lundi 22 Janvier 2018 à 15:09 | Lu 581 fois

VISITE – La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, s’est rendu ce dimanche dans cet établissement qui accueille les femmes victimes de violences.


(Crédit photo : haut-commissariat )
(Crédit photo : haut-commissariat )
1500 femmes sont victimes de violences, chaque année, en Polynésie. En 2017, les violences non crapuleuses ont été deux fois plus nombreuses au fenua que sur le reste du territoire national et touchent principalement les femmes.

En décembre dernier, un rapport sur les violences faites aux femmes dans les territoires ultra-marins a été remis à la ministre des Outre-mer, Annick Girardin. Le document a mis en exergue le fort taux de violences subies par les femmes au fenua. 17 % d’entre elles ont été victimes d’agressions physiques par leur conjoint au cours des 12 derniers mois. Le taux des violences sexuelles en Polynésie française est presque deux fois plus élevé que celui de la métropole et 87,7% des victimes sont des femmes.

A l’occasion de son passage en Polynésie française, Annick Girardin a dédié une partie de son dimanche après-midi à cette problématique.

Elle s’est rendue au foyer d’accueil Pu o te Hau, à Pirae, avant de rencontrer les associations de lutte contre les violences faites aux femmes et de protection de la famille à la mairie. La ministre a tenu à « féliciter le centre, les employés et les bénévoles » pour leur travail. Elle a déclaré :

« C’est un havre de paix pour les femmes qui subissent des violences. Elles peuvent être accompagnées et aidées. C’est important d’avoir ce type de structure. Les violences faites aux femmes sont beaucoup plus importantes dans les territoires d’outre-mer qu’en métropole. »

AGRANDIR LE FOYER

Cette visite ministérielle a permis à la direction de faire un état des lieux du foyer. La capacité d’accueil du centre devient de plus en plus.

Depuis l’année dernière, plusieurs dispositifs pour lutter contre les violences, et plus particulièrement celles faites aux femmes, ont vu le jour. Le téléphone grand danger a été activé, une page Facebook pour recueillir les signalements a été créée, et les forces de l’ordre ont été formées à l’accueil et à l’écoute des personnes agressées.

Vendredi, lors de l’audience solennelle du tribunal de première instance et de la cour d’appel de Papeete, les magistrats ont exprimé, une nouvelle fois, leur intention d’enrayer le phénomène.

La ministre des Outre-mer a lancé un appel à la mobilisation de toutes et de tous, aux côtés de l’État, du Pays et des maires pour faire front contre ce qui apparaît comme un véritable phénomène de société. Elle a insisté sur le fait que les territoires d’outre-Mer ne doivent pas être spectateurs de l’évolution des mentalités.

Présent à ses côtés lors de ses rencontres, le président du Pays, Edouard Fritch, a annoncé que la direction des affaires sociales sera restructurée. Elle deviendra la direction des solidarités et de la famille avec un nouveau département qui sera dédié à la prévention de la maltraitance et des violences.

Une maison des femmes devrait aussi voir le jour. L’Etat devrait apporter sa contribution à cette structure en créant un Service d’investigation et d’orientation éducative (SIOE). Le dispositif de prise en charge sera global annonce le gouvernement : médical, psychologique, juridique et social.
 
Rédaction web avec Hitiura Mervin 







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