SOCIÉTÉ

Le CESC veut prendre le fléau du diabète à bras-le-corps


Mardi 30 Avril 2019 à 18:23

SANTÉ – Comment être encore plus efficace dans la lutte contre le diabète ? Le Conseil économique, social et culturel s’est saisi de la question face à l’ampleur des chiffres : 1 Polynésien sur 5 est atteint de diabète.


Image d'illustration (crédit photo : Pixabay)
Image d'illustration (crédit photo : Pixabay)
C’est un fléau. Le Conseil économique, social et culturel (CESC) ne mâche pas ses mots pour qualifier le diabète et son impact au fenua. La situation est telle que l’institution a décidé de lancer une autosaisine.
 
"En Polynésie française, vous avez un Polynésien sur cinq qui est atteint du diabète et des complications issues du diabète, a déclaré Kelly Asin-Moux, le président du CESC. L’autosaisine est là pour essayer de voir, avec ce chiffre assez alarmant et cette progression constante tous les ans du diabète et de ses complications, comment ça se fait que la Polynésie française n’arrive pas à inverser la courbe ascendante du diabète ?"
 
En effet, le diabète de type 2, le plus répandu, concerne 45 000 Polynésiens âgés entre 20 et 79 ans. Et 3 000 nouveaux cas apparaissent chaque année.
 
Si les conséquences humaines sont considérables, le poids économique est lui aussi de taille. "10 milliards par an sont dépensés pour les diabétiques, ce qui est vraiment énorme", lance Dr Jean-François Wiart, à l’origine de l’autosaisine.
 
"La longue maladie, pour le diabète, coûte 9,7 milliards, et ceux qui ne sont pas en longue maladie, c’est-à-dire qui ont un diabète qui n’est pas compliqué, donc qui prennent juste des médicaments, coûtent 300 millions, poursuit-il. Donc ce qui coûte cher dans le diabète, ce sont les complications. Les complications du diabète sont dramatiques. Vous pouvez devenir aveugle ; le nombre d’infarctus est important ; l’insuffisance rénale, c’est une ruine. Une personne qui arrive en insuffisance rénale et qu’on est obligé de dialyser, ça coûte à l’heure actuelle 10 millions par an. Et quand vous voyez les gens qu’on ampute au fur et à mesure… les conséquences du diabète sont dramatiques !"
 
Au fil des réunions, de premières pistes émergent, mais "ce ne sont pas des pistes médicales véritablement", reprend le Dr Wiart. "On a une approche multisectorielle, c’est-à-dire qu’on va en même temps regarder comment changer l’alimentation des enfants et des parents après ; comment on peut arriver à faire faire du sport à tout le monde ; et comment on peut arriver à ce que le gouvernement taxe ce qui est néfaste à la santé. On est en cours d’exploration, et on voit un petit peu les pistes de ce qu’on pourra faire plus tard."
 
Comme inscrire les fruits et légumes sur la liste des produits de première nécessité afin de les rendre plus accessibles, ou encore de développer l'offre d'infrastructures sportives dédiées au grand public.
 
Rédaction web avec Laure Philiber et Jeanne Tinorua







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