SOCIÉTÉ

Le CESC favorable à la proposition de loi sur l’interdiction des téléphones à l'école


Jeudi 3 Janvier 2019 à 16:30

ÉDUCATION - 18 pour, 15 abstentions et 0 contre. La proposition de loi du Pays sur l’interdiction des vini dans les écoles proposée par Chantal Galenon a fait l’objet d’un long débat ce matin au CESC. Si le oui l’a emporté, beaucoup de membres se sont abstenus de voter. L’institution demande d’intégrer de la prévention auprès des élèves et de leurs familles.


(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)
(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)
Pour les membres du CESC (Conseil économique, social et culturel), légiférer en urgence sur l’utilisation du téléphone portable est nécessaire. Dans son avis, il évoque les effets négatifs produits par ces appareils, le cyber-harcèlement et la complication des relations entre élèves et professeurs. Il est donc indispensable de donner un cadre légal aux établissement.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)
(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)
"J'aurai préféré que cela soit un vote unanime, mais je peux comprendre que certains collègues trouvent ça rétrograde de vouloir imposer par la loi l'interdiction du téléphone à l'école. Avec les parents d'élèves que je représente, nous n'avons pas la même position. L'actualité a prouvé qu'il est difficile aujourd'hui pour les enseignants et les chefs d'établissement d'organiser la confiscation de ces téléphones. Les règlements intérieurs, aujourd'hui, qui sont pour la plupart irréguliers, ont besoin de s'asseoir sur un cadre légal pour permettre d'organiser cette confiscation et adresser un message aux parents d'élèves qui sont les premiers à acheter un téléphone à leurs enfants" déclare Tepuanui Snow, président de la Fédération des associations de parents d'élèves.

>>> Lire aussi : Une proposition de loi pour interdire le téléphone à l'école  

Mais une large partie du CESC s’est néanmoins abstenue ce jeudi matin. Selon eux, une interdiction totale est inutile, surtout dans une société qui vit à l’heure du numérique : "Je pense qu'il y a plus de moyens technologiques pour bloquer l'accès à Internet pendant les heures de cours comme les brouilleurs par exemple, plutôt que d'interdire. On peut très bien apprendre aux enfants à ne pas utiliser leurs téléphones pendant les cours. Je pense qu'ils sont assez intelligents pour comprendre. Et s'il y a des dérives comme filmer une bagarre par exemple, il faut les sanctionner" explique Sébastien Bouzard, représentant du syndicat polynésien des entreprises et prestataires de service.

>> De la prévention et de la sensibilisation auprès des élèves et des parents

De son côté, la direction générale de l’éducation et des enseignements, invitée à suivre les débats, reconnait les problèmes liés à l’utilisation des téléphones portables dans les écoles, mais ne partage pas totalement l’avis du CESC : "Le diagnostic est partagé par tous. On est dans une démarche de débat démocratique, donc c'est normal le CESC s'exprime. Mais je ne pense pas que l'interdiction pourra tout régler. Cette loi doit aussi permettre d'édicter les dispositions d'application. Il y a nécessité de continuer à débattre sur cette loi aussi bien au CESC qu'à l'assemblée" nous dit Thierry Delmas, directeur de la Direction Générale de l'éducation et des enseignements.

Dans son avis, le CESC recommande également de faire de la prévention et de la sensibilisation auprès des élèves et des parents. Et il faudra définir les modalités de mise en œuvre de l’interdiction qui ne figurent pas dans la proposition de loi du Pays, notamment concernant les sanctions possibles.
 
Rédaction web avec Sophie Guébel et Jeanne Tinorua






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