SOCIÉTÉ

Le CESC contre le projet de réforme des retraites


Vendredi 12 Janvier 2018 à 14:12 | Lu 1204 fois

SOCIAL - Il a fait la quasi unanimité contre lui : le projet de loi de Pays sur les retraites a reçu un avis défavorable en séance plénière du CESC... Le résultat d'une "appréhension" pour le ministre de la Santé, qui souhaite poursuivre le dialogue avec les partenaires sociaux


Il avait reçu un avis défavorable en commission... avis suivi en séance plénière. Le projet de loi de Pays sur la retraite a été retoqué ce vendredi matin par les membres du Conseil Economique Social et Culturel. Ils sont 39 à avoir suivi la position adoptée en commission. 1 membre a voté contre et 2 se sont abstenus. 

Avant même la séance, plusieurs centrales syndicales avaient appelé leurs représentants syndicaux à la mobilisation pour faire entendre leur opposition à ce projet. Une cinquantaine a fait le déplacement. 
"C'est un sujet qui touche tous les salariés. C'était important que tout le monde vienne voir ce qui se fait. C'est surtout l'étape de l'Assemblée qui est importante. Il faut rectifier et mettre des chiffres. On est dans le flou, on ne sait pas si on aura une retraite. Les données que l'on nous communique sont alarmistes! ", s'exclame Vetea Heller de la Cosac ( Confédération syndicale des agents communaux de Polynésie).

"Il y a un vrai problème, c'est que l'ensemble des préconisations qui ont été formulées par les patrons et les syndicats depuis 9 mois dans le cadre des diverses réunions sur la réforme de la PSG n'ont pas du tout été respectées, et surtout, les engagements du Pays qui ont été pris dans le cadre du protocole avec les partenaires sociaux, ne sont pas respectés", déplore Tepuanui Snow, rapporteur du projet d'avis. "Nous ce que nous demandons avec la commission, c'est que ces engagements soient tenus, et notamment, le remboursement par le Pays de la dette qu'il doit : 9 milliards au titre du Fades et  les 12 milliards  qu'il doit au titre de l'ACR. Ce seraient 21 milliards qui seraient abondés dans les caisses de la CPS, et il n'y aurait plus l'obligation d'impacter les paramètres de la retraite dès aujourd'hui". 

"Tout cela fera l'objet d'arrêtés ministériels. Donc, on ne nous écoute pas. Le gouvernement pourra faire ce qu'il voudra une fois que l'on se sera exprimés via le conseil des ministres", souligne également Ronald Terorotua, président d'honneur de O Oe To oe Rima. "Autre problème : ce texte ne permet pas de renflouer les caisses de la CPS. Mais il crée un COSR  (Conseil d'orientation et de suivi des retraites) pour avoir encore un pied dans la CPS... on n'a pas besoin de cette instance! A partir de mardi, nous rencontrerons le président du gouvernement. S'il ne veut pas nous entendre, nous déposerons un préavis de grève" prévient le syndicaliste. 

Seul à défendre la position du gouvernement, Emile Vernier n'a pas eu de soutien lors de la présentation de ses amendements. 
"J'ai l'habitude, ceux qui ont raison sont toujours seuls contre tous. Le problème de la retraite est urgent, il faut le régler rapidement!" 

Un sentiment d'urgence partagé par Jacques Raynal, ministre de la Santé et de la solidarité : " Dans la situation dans laquelle on setrouve sur le plan des retraites, il est indispensable de faire passer un texte". Il poursuit : "Ce que je crois comprendre dans l'avis du CESC, et après ce débat, c'est qu'il y a une appréhension à laisser au gouvernement la main sur les modifications paramétriques. Or, ils oublient qu'on a justement crée un instrument qui permet au gouvernement "d'ajuster le tir", c'est ce fameux conseil d'orientation et de suivi des retraites. Le CESC semble le refuser. On leur donne l'instrument, on le construit pour qu'ils puissent donner les orientations à suivre, et le gouvernement prendra alors les décisions nécessaires par le biais d'arrêtés. C'est une mécanique beaucoup plus efficace que ce que l'on a connu jusqu'alors" Ce qui me gène un peu, c'est cette espèce de suspicion que l'on met sur le gouvernement à vouloir modifier des paramètres comme il l'entendrait, comme si le gouvernement était complètement irresponsable. Mais ce n'est pas le cas. On tiendra compte de cet avis. On va les écouter. On peut envisager des amendements si ça peut faire avancer les choses".

Ce texte pourrait arriver à l'Assemblée lors de la session extraordinaire de février. 
Avant cela, les syndicats de salariés ont rendez-vous avec le gouvernement mardi. 
Plusieurs évoquent déjà des rassemblement voire une grève générale en cas de désaccords... 

Il semble que le CESC ait d'ores et déjà été le théâtre de l'un des épisodes de la campagne des territoriales 2018, déjà bien entamée. Notons que les deux rapporteurs du projet d'avis sur les retraites, qui a reçu un avis défavorable, sont  proches de l'un des partis autonomistes de l'opposition... 
Laure Philiber 








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