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La Nouvelle-Calédonie fait le choix de la France


Dimanche 4 Novembre 2018 à 02:48 | Lu 2079 fois

NOUVELLE-CALÉDONIE - Le Caillou a fait le choix dimanche de rester dans la France au terme d'un référendum historique. Le Président de la République Emmanuel Macron a exprimé "sa fierté" dans une allocution télévisée.


Crédit : Mike Leyral - Tahiti Nui Télévision
Crédit : Mike Leyral - Tahiti Nui Télévision
La Nouvelle-Calédonie a fait le choix dimanche de rester dans le giron français au terme d'un référendum d'autodétermination historique, consacrant selon le président Macron une "marque de confiance dans la République".

Le non à l'indépendance l'a emporté avec 56,4% des voix contre 43,6% pour le oui, a indiqué le haut-commissariat. Le score du non se situe cependant très en deçà de ce que les sondages prévoyaient. La participation a été massive, avec 80,63% de votants.
 
Peu avant la proclamation définitive des résultats, Emmanuel Macron a exprimé son "immense fierté que nous ayons passé ensemble cette étape historique", se félicitant d'une "marque de confiance dans la République française".
 
"Je veux aussi dire la fierté pour le chef de l'État que la majorité des Calédoniens aient choisi la France", a ajouté M. Macron dans une allocution télévisée depuis l'Élysée, en estimant qu'il n'y avait "pas d'autre chemin que celui du dialogue".
 
Le Premier ministre Édouard Philippe est attendu sur place lundi.

Si le non à l'indépendance l'a emporté, le résultat a aussi été salué par les indépendantistes qui s'estiment confortés par leur score, alors que les sondages prévoyaient une large victoire du non, dans une fourchette de 63 à 75%.

Fort de ce résultats supérieur à leurs attentes, les indépendantistes ont aussitôt réaffirmé leur volonté d'aller jusqu'au bout de l'accord de Nouméa (1998) et de demander l'organisation de deux autres référendum dans les quatre ans à venir, comme prévus par l'accord.

> Le Oui "à deux doigts de la victoire"

"Le non a gagné ce soir. Mais nous on dit : le oui est là, c'est un acquis sur lequel nous allons continuer à construire", a souligné Gérard Regnier, directeur de campagne du FLNKS.
"Les kanak ont pris conscience que c'était à eux de montrer leur détermination à être enfin libres. On est à deux doigts de la victoire, et il nous reste deux consultations à venir", a aussi souligné Alosio Sako, président du rassemblement démocratique océanien (FLNKS).

Philippe Michel, secrétaire général de Calédonie Ensemble principal parti non indépendantiste, "continue de penser que c'est mieux si on peut se passer d'un deuxième et d'un troisième référendum" mais qu'il ne s'opposerait pas à l'accord de Nouméa, qui est "constitutionnalisé"

"Est-ce que la Nouvelle-Calédonie a vraiment quatre ans à perdre ?", a de son côté demandé Sonia Backès, présidente du groupe Les Républicains au Congrès de la Nouvelle-Calédonie. Elle plaide pour "trouver une solution et remplacer ce deuxième et troisième référendum" afin de "stabiliser enfin la Nouvelle-Calédonie".

Alors que les différents responsables politiques ont salué la large participation et le déroulé du scrutin, plusieurs voitures ont été brûlées et deux "faits de caillassages" ont été signalés, a-t-on appris auprès du haut-commissariat. Les autorités craignaient en amont du scrutin qu'une victoire du non puisse inciter une partie de la jeunesse kanak, marginalisée, à des débordements.

AFP








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