SOCIÉTÉ

Intersyndicale: "La réforme de la PSG passe d'abord par une réforme de l'assurance maladie"


Jeudi 16 Février 2017 à 15:37 | Lu 1241 fois

SANTE - Une intersyndicale composée de A Tia I Mua, Otahi,CSIP, O Oe To Oe Rima et CSTP/FO a tenu une conférence de presse, ce jeudi matin, concernant la réforme de la PSG. L'intersyndicale, exige la mise en œuvre d'une réforme en profondeur de l'assurance maladie avant celle des retraites, estimant que si il y a des économies à réaliser, c'est sur les dépenses maladie.


Si l'intersyndicale se déclare consciente des problèmes de financement de la Protection Sociale Généralisée, et que des réformes soient engagées le plus rapidement possible, elles ont tenu cependant à y apporter un bémol.
 
Pour les syndicalistes, "les dépenses de maladie qui pèsent plus de 60 milliards par an, sont financées à 80% par les salariés, alors que les salaires pèsent pour moins de 60% de la richesse du pays." Partant de ce constat, l'intersyndicale estime que "les Polynésiens doivent être égaux devant la maladie, mais doivent tous y participer à hauteur de leur moyens." Pour eux, "C'est cela la solidarité."
 
Pour l'intersyndicale, l'ordre des priorités c'est d'abord la mise en œuvre d'une réforme en profondeur de l'assurance maladie avant celle des retraites.
 
Dimitri Pitoeff secrétaire exécutif de A Tia I Mua explique. "On ne peut pas réformer les retraites sans la maladie. Les premières économies à faire immédiatement sont sur la maladie, ce qui laisse un peu de temps afin de voir ce qu'il convient de faire pour les retraites."
 
Pour le secrétaire exécutif de A Tia I Mua, c'est sur la maladie qu'ils ont constaté le plus de dérapage. "La retraite, c'est facile, c'est juste des cotisations et des pensions. On ne voit pas très bien où il peut y avoir des dérapages." En revanche sur la maladie, "le médecin référent, la tarification au forfait, ça, c'est un énorme gisement d'économies." Poursuivant,  "le prix des médicament, etc... toute une série de choses sont à revoir pour réguler nos dépenses de maladies."
 
L'idée est d'éviter la médecine de complaisance et la chasse aux arrêts de travail. Les abus en tout genre. Explications. "Soyons soignés de façon efficace, choisissons notre médecin, et si l'on est vraiment malade, le médecin signera l'arrêt de travail. Il n'y a aucune raison que l'on se promène d'un médecin à un autre, jusqu'à obtenir satisfaction, à savoir huit ou quinze jours d'arrêt maladie."
 
Pour pallier à ce problème, l'intersyndicale a élaboré un plan d'action de 109 propositions et retenu des recommandations relatives à la sauvegarde de la protection sociale généralisée en Polynésie française.
 
Invitée le 23 février à participer à des ateliers par le ministre de la Santé, Jacques Raynal, l'intersyndicale compte bien être présente, mais, "le dialogue doit être un vrai dialogue. Pas un dialogue tronqué". Pour Dimitri Pitoeff, "il ne peut pas y avoir de réforme de la Psg sans que nous soyons d'accord."
 
Phrase qui sonne comme un ultimatum, d'autant que dans un communiqué l'intersyndicale précisait qu'en "l'absence de mesures concrètes mises en œuvre par le pouvoir exécutif, des conflits sociaux seront à craindre".
 
 Rédaction Web avec Thomas Chabrol et Manava Tepa

Contre la retraite à 62 ans
Concernant le relèvement de la retraite à 62 ans, l'intersyndicale est catégorique, c'est "non". Argumentant que l'espérance de vie en Polynésie est bien inférieure à celle de la métropole, elle estime qu'il n'y a aucune raison de relever l'âge de départ qui est actuellement de 60 ans. 








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