SOCIÉTÉ

Foncier : les héritiers Richmond et Poheroa revendiquent la terre de leurs ancêtres


Jeudi 7 Décembre 2017 à 10:09 | Lu 1395 fois

DOSSIER - Les problèmes de terre sont nombreux au fenua. A Faa’a, l’association des héritiers Richmond et Poheroa revendique depuis plusieurs années des terres qui appartiennent au Pays. Selon elle, des documents auraient été falsifiés.


Sortir de l’indivision foncière reste le souhait de bon nombre de famille polynésiennes. Le Pays a mis en place une aide pour leur faciliter la tâche. Mais à Faa’a, l’association des héritiers Richmond et Poheroa n’entend pas emprunter cette voie. Les descendants de Teiva Poheroa revendiquent une terre qui appartiendrait au Pays.

Problème : certains documents retirés à la DAF auraient selon eux été falsifiés  Ils pointent du doigt des incohérences sur des actes de naissance et de décès mais pas seulement. Ils évoquent même des falsifications de documents et dénoncent la vente sous seing privé de plusieurs parcelles qui leur appartiendraient.

Paimata Tetuaiteroi, vice-président de l’association des héritiers de Richmond et Poheroa, s’insurge :
 « Aujourd’hui, nous nous battons pour des actes de naissance de l’état civil pour pouvoir prétendre à une revendication sur les terres d’origine. »

Selon ce représentant de la lignée de Teiva Poheroa, ses ancêtres auraient été propriétaires de 81 hectares mais ils en auraient vendu une partie pour n’en garder que 74. Une vaste parcelle située sur cette colline de Faa’a et qui serait désormais gérée par le Pays. Aujourd’hui les héritiers réclament ce qu’ils estiment leur revenir de droit.

« Quand est-il des titres de propriété ? Il y a litige avec le territoire mais il y a aussi d’autres personnes qui revendiquent leur droit. »

A la direction des affaires foncières, l’imbroglio entourant ces document est qualifié de  rare. Selon Loyana Le Gall, la directrice de Te Fenua, les familles Richmond et Poheroa n’ont d’autres choix, pour obtenir gain de cause, que de se tourner vers la justice. Reste aussi qu’ils peuvent solliciter l’aide du pays pour leur faciliter la tâche.

Loyanna Le Gall explique : « Le Pays essaie d’envisager toutes les possibilités dans un cadre légal. Nous devons rester dans le périmètre que la loi définit. Nous avons la possibilité de trouver un terrain d’entente et peut être de gérer l’indivision autrement que par le biais de la sortie d’indivision. » 
 
L’association des héritiers Richmond et Poheroa campe sur ses positions. Selon elle, ce soutien du Pays ne sera pas suffisant pour dénouer le problème. Elle souhaite que les mésaventures qu’elle rencontre  puissent au moins réveiller les consciences.
 
 
Rédaction web avec Brandy Tevero et Naea Bennett
  

Le dossier de Brandy Tevero et Naea Bennett








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