SOCIÉTÉ

Ecole Vai’aha : des classes dédoublées pour plus de réussite


Jeudi 16 Août 2018 à 15:40

EDUCATION – Dans cette école de Faa’a, le nouveau dispositif appliqué en CP a été étendu CE1 cette année. Cette nouvelle formule mise en place dans les écoles des réseaux d’éducation prioritaire offre plus de souplesse aux enseignants et favorise la réussite des enfants.


(Crédit photo : TNTV)
(Crédit photo : TNTV)
A l’école primaire Vai’aha, le dispositif des classes dédoublées donne un nouveau souffle à l’enseignement des CP et des CE1. Les classes y sont en effectif réduit : 12 à 15 élèves maximum.

Pour les parents dont les enfants entrent en primaire, c’est une satisfaction. Lucenda Mai, une maman, explique : "C’est bénéfique pour eux et cela se ressent à la maison, ils sont différents. A l’école, ils sont meilleurs."
 
> De bons résultats

L’établissement accueille cette année 280 élèves et a ouvert une 4e classe de CP et deux CE 1 supplémentaires. Pour Hitirere Ludivion, enseignante de CP, le dédoublement des classes permet l’individualisation de l’apprentissage.

Moins d’élèves pour plus de réussite, de sourires et de sérénité. La maîtresse analyse : "Pour certains élèves qui n’osent pas demander de l’aide quand ils sont dans un grand groupe d’élèves, là, ils peuvent prendre le temps de demander ce qu’ils n’ont pas compris et retravailler les choses dont ils ont besoin."
 
Cette répartition des classes a pour objectif d’améliorer l’enseignement des apprentissages de base. Grace à ce dispositif et à d’autres activités, l’école affiche de bons résultats et attire même de nouveaux profils. Felix Yau, le directeur de l’école Vaiaha, se félicite : « C’est vrai que Vai’aha a un rendement plus intéressant. Mais, l’objectif de tous les enseignants, c’est de faire lire les enfants qu’ils sachent lire, comtper et écrire. »
 
>>> Lire aussi : Dédoublement des classes de CP : un moyen d’enrayer l’échec scolaire

Dans ces classes spéciales n’enseignent pas qui veut. L’école a procédé à des entretiens pour trouver les professeurs aptes à ce dispositif. Raymond Hinz, inspecteur d’éducation nationale, précise : "Il y a un profilage. C’est-à-dire que nous regardons toutes les candidatures que nous avons et nous retenons ce qu’on pense avoir le profil plus adapté pour les missions d’enseignement, pour ce public spécifique."

En Polynésie française, 70 classes du réseau d’éducation prioritaire bénéficient de ce dispositif. Un pas de plus vers la réussite.
 
Rédaction web avec Thomas Chabrol 






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