FAITS DIVERS

Crash d'Air Moorea: trois semaines pour trouver les causes du drame


Dimanche 7 Octobre 2018 à 15:10

JUSTICE - Lundi, s’ouvre au palais de justice de Papeete, le procès du crash d’air Moorea survenu le 9 août 2007. Les familles de victimes se préparent à de longues semaines chargées d’émotions. Pour elles, la compagnie est bien responsable de la mort de leurs proches car coupable de ne pas avoir assuré la maintenance du Twin Otter. Ce que conteste la défense qui estime que les causes du drame demeurent encore aujourd’hui floues. Ce sera tout l’enjeu de ce procès hors norme.


Crédit photo: TNTV
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11 ans de procédure, 137 parties civiles, 3 semaines de débats, et surtout 20 morts. Le procès du crash d’Air Moorea qui s’ouvre demain au tribunal correctionnel a tout d’exceptionnel.

Au palais de justice, vendredi, on travaillait aux derniers réglages. Notamment dans la petite salle d’audience où un écran a été installé pour suivre en direct les débats de la pièce d’a côté. Et ils s’annoncent âpres entre, d’un côté, le représentant du parquet et les avocats des familles et, de l’autre, les conseils des prévenus.

>>>> Lire aussi : Vidéo - Crash d'Air Moorea : un procès exceptionnel sur 3 semaines

L’enjeu du procès : Les causes de l’accident. Elles seront aux centres des débat et des questions posées aux différents experts. Car pour les avocats des familles de victimes, qui ne souhaitent pas s’exprimer pour le moment, mais aussi pour l’accusation, c’est la rupture du câble de gouverne du Twin Otter, mal entretenu, qui a causé le drame. La responsabilité de la compagnie et de ses cadres ne fait donc aucun doute à leurs yeux.

Une version contredite par la défense qui considère que l’instruction a été à charge et que beaucoup de questions restent encore en suspens. "On va essayer de démontrer que le câble n'a pas pu se rompre en vol", assure Me Quinquis qui poursuit, "Et très honnêtement, je pense que nous avons les éléments techniques et scientifiques qui nous permettent de conforter cette affirmation. Et si cela ne convainc pas le jury, il reste d'autres pistes qui n'ont pas été explorées et qui ne demandent qu'à l'être et qui le seront très certainement durant les trois semaines d'audience."

Condamnation ou relaxe, ce sera au tribunal correctionnel de trancher. Mais quelle que soit la décision rendue, elle fera immanquablement l’objet d’un appel de l’une des deux parties.
 
Rédaction web avec JB Calvas






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