FAITS DIVERS

Crash d'Air Moorea : les familles des victimes réclament 2,5 milliards de francs d'indemnités


Jeudi 17 Mai 2018 à 17:41 | Lu 1881 fois

JUSTICE - L’association des familles des victimes du crash d’Air Moorea était en audience ce jeudi après-midi pour un appel du jugement datant du 1er avril 2015, sur les intérêts civils dus aux victimes de cette catastrophe aérienne.


Crash d'Air Moorea : les familles des victimes réclament 2,5 milliards de francs d'indemnités
Les familles des victimes du crash d'Air Moorea demandent plus de deux milliards de francs d'indemnité. Ce jeudi, elles étaient à nouveau sur le banc du tribunal civil de Papeete, suite au premier a un premier jugement rendu en 2015. Les indemnités accordées en première instances, 100 000 à 6 millions de francs selon les victimes. 

Pour l'association des familles des victimes, elles sont insuffisantes. Elle souhaite une meilleure répartition et une indemnisation plus conséquente. 

Les avocats des assureurs et tiers payeurs ont demandé à attendre le jugement du tribunal pénal, qui devrait statuer au mois d’octobre sur la responsabilité de la compagnie Air Moorea, avant de pouvoir décider sur les montants des indemnisations.

Le délibéré a été renvoyé au 23 aout prochain. 

Le 9 août 2007, la Polynésie française vivait la plus terrible catastrophe aérienne de son histoire. Un Twin Otter de la compagnie Air Moorea s’écrasait au large de l’île de Moorea provoquant la mort de vingt personnes.  

Plus de dix ans après les faits le procès du crash d’Air Moorea a été fixé au 8 octobre prochain. 

Ce sera un procès fleuve pour homicide involontaire avec trois semaines d’audience prévues (jusqu’au 26 octobre) et plus de 1 500 pièces versées au dossier. 

Sur le banc des prévenus : l’ancien directeur général d’Air Moorea Freddy Chanseau, son directeur technique Jacques Gobin, le responsable de production de la compagnie Jean-Pierre Tinomano, le responsable du bureau d’étude et de documentation de la compagnie Stéphane Loisel, le contrôleur de production et contrôleur qualité de la compagnie Didier Quemeneur, l’ancien directeur du service d’Etat de l’aviation civile (SEAC) Guy Yeung et l’ancien chef du Groupement pour la sécurité de l’aviation civile Andriamanonjisoa Ratzimbasafy. 
  
L’enquête a pointé la rupture du câble de gouverne de profondeur de l’avion comme cause de l’accident.  C’est « l’usure importante » de ce câble, non détectée par les services d’entretien d’Air Moorea qui sera au cœur des débats. 
 







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