SOCIÉTÉ

Baisse des honoraires : les kinés réclament toujours des négociations


Vendredi 5 Octobre 2018 à 13:40 | Lu 548 fois

SANTE - La commission conventionnelle paritaire qui s’est réunie jeudi maintient la décision de diminuer de 15% sur trois ans les honoraires des masseurs-kinésithérapeutes. Les praticiens demandent toujours à être reçus par les autorités de la Santé.


Photo d'illustration. Source Pixabay
Photo d'illustration. Source Pixabay
Mardi dernier sur Tahiti Nui Télévision, les kinésithérapeutes dénonçaient une diminution de leurs honoraires de 15% sur trois ans imposée par le Pays dans le cadre de la réforme de l’assurance-maladie, "sans aucune négociation" selon le syndicat OPK (organisation professionnelle des masseurs kinésithérapeutes de Polynésie).
Le ministère de la Santé avait indiqué que cette décision n’était pas définitive et que ce chiffre de 15% était une base de discussion qui devait notamment avoir lieu lors d’une nouvelle réunion  de la commission paritaire jeudi.

Mais, selon Nicolas Toussaint, président de l’OPK, aucune négociation n’a eu lieu lors de cette commission (à laquelle il a assisté) et qui a tourné court.
"Les membres de la commission conventionnelle paritaire nous ont dit clairement qu’ils n’avaient aucune marge de  de négociation, regrette Nicolas Toussaint. Le message a été clair : soit nous acceptons cette baisse d’honoraire, soit nous serons déconventionnés."
 
Selon le syndicat cette diminution des honoraires résulte de l’application "bête et méchante d’un coefficient" qui n’a pas lieu d’être au fenua. Et surtout, elle risque de mettre en danger énormément de cabinets.
 
Mais ce que regrettent surtout les kinés c’est cette absence totale de discussions avec le Pays. "Nous avons des propositions à faire mais personne ne nous reçoit", explique Nicolas Toussaint. Les kinés se proposent, par exemple, de moderniser la télétransmission des actes, ce qui permettrait selon eux, de générer 30 à 40 millions d’économie.
 
Face à cette absence de dialogue, les kinés espèrent toujours être reçus par le ministère. Sinon, ils envisageront des actions de protestation.
 
Du côté du ministère de la Santé, on explique que c’est à la CPS de gérer cette situation. Depuis 2003 la NGAP (nomenclature générale des actes professionnels) doit être mise à jour tous les deux ans par la CPS et les professionnels de santé dans le cadre des commissions conventionnelles paritaires. Or, en ce qui concerne les kinés, ceci n’a jamais été fait. Ce qui provoque aujourd’hui cette mise à jour un peu brutale.

Le ministère ajoute par ailleurs que depuis la loi du Pays de mars dernier portant sur la profession de masseur-kinésithérapeute il est autorisé aux praticiens de renouveler des prescriptions médicales initiales sans repasser par la case médecin. Une mesure qui devrait permettre aux kinés de pondérer la baisse de leurs honoraires. 
 
Bertrand Parent






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