SOCIÉTÉ

Amiante : les communes sensibilisées aux risques


Mercredi 27 Juin 2018 à 17:09 | Lu 709 fois

SANTE – Ce mercredi, le centre de gestion et de formation et le syndicat pour la promotion des communes de Polynésie française ont organisé une matinée d’information sur les risques liés à l’amiante. Objectif : sensibiliser les élus et agents communaux aux bons gestes lors de leurs interventions en milieu amianté.


Le lycée Paul Gauguin lors des travaux de rénovation en 2017. (Archives TNTV)
Le lycée Paul Gauguin lors des travaux de rénovation en 2017. (Archives TNTV)
L’amiante est formellement interdite dans la construction des bâtiments depuis 2009. Mais beaucoup de ceux construits avant cette date en contiennent. Si le risque est minime pour les gens qui fréquentent ces édifices, il est bien réel, en revanche, pour ceux qui y effectuent des travaux.

C’est la raison pour laquelle, à compter du 1er juillet 2018, le Pays interdira à tous les travailleurs de Tahiti et Moorea d’effectuer des travaux dans un bâtiment susceptible de contenir de l’amiante sans avoir suivi une formation spécifique au préalable. Pour les iles, l’obligation prend effet à partir de 2020. Une vingtaine de milliers de personnes sont concernées, pour seulement deux centres de formations.

> Travailler en sécurité

Ce mercredi, le CGF et le SPCPF ont organisé une matinée de prévention des risques liés à l’amiante à l’attention des élus et agents municipaux. Christian Magneron, formateur amiante SS4 au CFPA, explique : " Il est important d’informer les communes sur l’urgence de former leurs employés au risque amiante. Tous les anciens locaux sont sûrement amiantés. Notre rôle, en tant que formateur, est de leur apprendre à travailler en sécurité. Nous ne sommes dans le désamiantage, nous sommes dans le travail en contact avec l’amiante. " 

L’objectif est de préserver la santé des travailleurs face à un produit hautement dangereux pour les poumons. Mais pour les communes, ces normes de sécurité représentent une vraie contrainte. Tihoti Ligthart, directeur du service technique de Arue, souligne : "Cela impose un suivi régulier par rapport à toute intervention. Les moyens à mettre en place sont énormes. Les coûts sont multipliés par 10."

Lire aussi >>> De l'amiante au lycée Paul Gauguin, mais pas de risque de contamination 

Ces procédures risquent aussi de provoquer des retards dans les chantiers, d’autant qu’elles vont devoir s’appliquer dans la plupart des bâtiments.
 
Rédaction web avec Tamara Sentis







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