SOCIÉTÉ

Abeilles en danger : le miel de Taha'a contaminé par la loque américaine en vente à Raiatea


Mercredi 21 Novembre 2018 à 15:50

APICULTURE - Un mois après le dépistage de la loque américaine à Taha'a, un apiculteur de Raiatea s’insurge de voir des pots de miel de l’île vanille dans deux supermarchés de Uturoa. Si l’un d’eux a immédiatement retiré son stock des rayons, le second continue d’en proposer aux clients.


(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)
(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)
Les apiculteurs de Raiatea sont en colère : ils ont vu des pots de miel de Taha'a commercialisés dans deux supermarchés à Uturoa. Ceci est inadmissible pour ces professionnels de la ruche : le contact des abeilles avec ce miel contaminé serait irréversible.

>>> Lire aussi : Taha’a touchée par la loque américaine

"Nous avons rencontré les directeurs de ces deux magasins. L'un a compris que la loque américaine se transmettait par les spores qui sont dans le miel. Ce n'est pas dangereux pour l'être humain, mais cela l'est pour les abeilles de Raiatea qui sont encore indemnes de toute maladie. On a essayé de parler avec le chef d'entreprise qui n'a rien voulu entendre. Pour 350 Fcfp de marge, il risque d'exterminer les dernières abeilles saines de l'île pour un pot de 500 grammes, c'est lamentable" déplore Olivier Schmiechen, apiculteur de Raiatea.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)
(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)
Et pourtant, depuis la suspicion de la loque américaine à Taha'a le mois dernier, un arrêté interdit le transfert de miel, de matériel ou d'abeilles d'une île infestée vers une île saine. C'est le cas pour Taha'a et Raiatea. "Il était urgent de prendre cet arrêté puisque si on laisse partir des produits infectés vers des îles saines, on risque d'étendre cette maladie à l'ensemble des îles de la Polynésie" explique Hervé Bichet, directeur de la direction de la biosécurité.

>>> Lire aussi : Le miel de Jean-Patrick Villain médaillé d'or

La chambre de l'agriculture va lancer une enquête pour repérer la loque américaine sur l'ensemble des îles Sous-le-Vent. En attendant, Olivier Schmiechen souhaite la création d'une indication géographique protégée (IGP) pour l'apiculture polynésienne, un label pour préserver les abeilles de Marquises, des Tuamotu et de Raiatea.
 
Jessica Doucet-Tuahu avec Jeanne Tinorua







Dans la même rubrique :
< >

Lundi 17 Juin 2019 - 14:40 Air Tahiti : de nouveaux ATR pour 2022 ?

SOCIÉTÉ | Miss France 2019 | FAITS DIVERS | CULTURE | BUZZ | MONDE | SPORT | POLITIQUE | Européennes 2019 | Pharmacies et Médecins de Garde | FenuaHeroes